I Am The Hero – Le test sur Playstation 4

Catégories : Arcade, Beat’em Up

Plateformes : PS4 / PS Vita crossplay, Switch, PC

PEGI : 12

Langue : Français, Allemand, Russe, Chinois traditionnel, Japonais, Anglais, Chinois simplifié, Espagnol

Taille : 324,17 MB

Date de publication : 28/11/2018

  Développeur : Crazyant

Éditeur : Ratalaika Games

Disponible en téléchargement

Site officiel

 

Crazyant est le développeur d’origine de I Am The Hero, Mongoose, Feiyu et Indienova ont pris le relais pour réaliser les portages sur nos consoles de ce Beat’em Up tout droit sorti des souvenirs d’enfance et de l’esprit d’un développeur mordu de retro et de jeux de combat. Honte à moi, j’ai la fâcheuse tendance à être méfiante envers tous ces titres qui viennent surfer sur la vague de la nostalgie avec des propositions à la qualité parfois douteuse, auxquels j’impose un niveau d’exigence plus élevé que d’ordinaire. Je sais, ce n’est pas bien, mais je l’assume. Il est d’ores et déjà possible de vous dire que toute la passion de cet homme transpire dans I Am The Hero, je peux donc remballer mon scepticisme et aller me faire cuire un œuf.

 

L’introduction du jeu nous présente le protagoniste et c’est bien simple, c’est LE héro, celui qui sauve la veuve et l’orphelin, une sorte de Spider-man en futal et tee-shirt qui va cette fois-ci avoir pour mission de faire le ménage (au sens figuré il va sans dire) dans un hôpital où il se passe des choses peu orthodoxes… D’ailleurs, ses déplacements rapides et acrobatiques vont clairement le rapprocher encore un peu plus de l’image de l’homme araignée et ce dès le premier niveau, dans lequel vous allez acquérir les bases des commandes. Vous allez également très vite expérimenter les premiers combos qui vont s’avérer ultra fluides, dynamiques et surtout avec un temps de réponse si vif qu’il ferait pâlir d’envie Flèche, le fils du célèbre Monsieur Indestructible.

Ces combos sont variés et offrent de grandes possibilités, on saute, on écrase, on piétine, on distribue des patates, des kicks, au sol, en aérien, c’est complètement free-style et carrément extatique, sans compter les différents coups critiques possibles, dans la limite du remplissage de la jauge dédiée.

Chaque niveau sera clôt par un choix cornélien : une nouvelle attaque ou un personnage jouable ? Si la première possibilité est celle vers laquelle on ira d’instinct, la seconde n’est cependant pas à négliger car elle vous permet de continuer votre partie aux commandes d’un autre personnage si votre protagoniste se retrouve jauge de vie à sec, vous évitant ainsi le game-over.

Le temps de jeu n’est pas le point fort du titre, comptez 1 heure pour boucler le niveau de difficulté standard, seul qui soit disponible lorsque vous débutez le jeu. Une fois votre partie terminée, vous aurez accès au niveau de difficulté supérieur (difficile) qui, lorsque vous en aurez vu le bout, débloquera à son tour la dernière difficulté (critique).

Différents succès ont également été prévus, qui s’obtiennent en parvenant à dénicher les objets cachés disséminés dans les différents chapitres. Les collectionneurs auront donc du grain à moudre car si ils veulent décrocher tous les succès disponibles, il faudra platiner les 3 niveaux de difficulté.

Vous pouvez également tenter l’expérience avec un ou deux partenaires dans du coopératif local. En outre, le menu vous propose un mode défis qui vous permet de réaliser des « stages de combat » ou du « combat défi ». Le premier consiste à affronter des vagues successives d’ennemis, tandis que le deuxième demande de parvenir à liquider un boss avant qu’il ne vous fasse la peau, chrono en route afin que vous puissiez tenter d’améliorer votre temps (proposition de classement en ligne pour le mode défis).

Sans surprise, qui dit retro dit potentiellement pixel art. En l’occurence, c’est très réussi, les décors sont variés et il y a un certain souci du détail et quelques animations pour donner de la vie aux backgrounds. Mention spéciale à la badassitude du héro, simple mais efficace. Comme quoi, pas besoin d’en faire des caisses pour avoir du charisme.

La bande son assure parfaitement son rôle, les musiques à sonorité électro-rock sont non seulement adaptées à l’ambiance du jeu, mais aussi fort agréables à écouter. Et quand on sait à quel point j’ai l’oreille sensible, c’est que ça gère plutôt bien.

Un gameplay nerveux et grandement satisfaisant, une direction artistique cohérente, un contenu tout à fait honnête pour un Beat’m Up, je dis vendu ! Cerise sur la gâteau, on sent tout le plaisir que le développeur a pris à réaliser ce titre et surtout qu’il a souhaité que ce plaisir soit partagé. I Am The Hero a été créé par un joueur, pour les joueurs, ça se sent et ça fait du bien !

Test réalisé par Midnailah sur une version offerte par Ratalaika Games

Merci à eux !

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