Sniper Ghost Warrior Contracts – Le Test sur PlayStation 4

Catégories : FPS

Plateformes : PS4, Xbox One et PC

Langues : VOSTFR

Taille : 20 GO

Date de publication : 22 novembre 2019

Développeur : CI Games

Éditeur : CI Games

Disponible en dématérialisé ou en boîte

 

Découvert cette année lors d’une promotion sur le PlayStation Store et sur les recommandations de mon coéquipier Shepard, je m’étais donc dégusté un certain Sniper Ghost Warrior 3 juste avant l’été et j’y avais découvert un FPS loin de révolutionner son genre mais qui possédait une liberté de ton, une liberté dans son gameplay et dans sa gestion de notre propre liberté d’approche qui m’avait réellement plu, au point d’attendre de pied ferme ce nouvel opus, sobrement appelé Contracts. Grand fan des Open World à la Far Cry mais fatigué des productions à la chaîne d’Ubisoft, je m’étais dit que peut être la saga SGW pouvait être un substitut non négligeable à ça. Je vais seulement vous dire que le contrat est rempli à moitié…

Dans SGW Contracts, vous incarnez un prénommé Seeker. Tueur à gage sans foi ni loi, vous êtes recruté par une mystérieuse agence secrète qui a pour but de bousculer légèrement l’échiquier politique en Europe de l’Est. Se faisant, elle s’attache vos services afin que vous meniez à bien ses désirs les plus profonds en accomplissant des contrats comme un gentil mercenaire que vous êtes. Néanmoins, avant de partir au front, elle vous offre deux jouets high tech digne des meilleurs films américains d’espionnage : un masque bourré de technologies et une combinaison vous permettant d’alléger les conséquences d’une chute et de supprimer tout bruit de bottes, idéal lors de vos infiltrations.

Une fois bien équipé, vous serez alors envoyés dans 5 cartes semi ouvertes afin d’effectuer 24 contrats. Des cartes variées, travaillées en terme de level design vous permettant réellement de prendre votre objectif par le chemin qui vous plaira, parfois même en hauteur et que je trouve réellement intéressantes (personnellement la première map de nuit, avec une tempête de neige, je la trouve superbe) pour des objectifs qui ne consisteront qu’à une seule chose : sniper les méchants pas très gentils. Oui dit comme ça, ce n’est pas très sexy mais croyez moi, le gameplay va s’assurer de vous mettre les petits petons dans ses chaussons, ou quelque chose du même acabit.

FPS pur souche, SGW Contracts vous propose les rudiments du tir de précision (mais pas que) et vous pourrez vous adonner au sport national qui consiste à sniper les vilains, à la distance que vous voudrez. Mais là où la saga fait mouche par rapport à la concurrence, c’est qu’ici, nous sommes loin d’un gameplay arcade mais plutôt réaliste. Il vous faudra prendre en compte le vent et prévoir en conséquence la trajectoire de votre balle si vous voulez pas vous faire repérer. Néanmoins, je dois bien avouer que malgré d’excellentes sensations manette en main, parce que oui c’est ultra grisant de jouer les snipers de précision perdu dans une nature sauvage, SGW Contracts vous prive de la liberté de gameplay insufflée dans l’épisode précédent. En effet, je considère que la première étape pour respecter son joueur afin de le laisser faire comme il le sent, c’est de lui donner une belle marge de manœuvre dans la préparation de son matériel… Ici, on peut toujours s’organiser avant de partir en mission, sauf que tout vous coûtera un paquet de pognon et de médailles obligatoires.

Donc en gros, vous voulez jouer dans les meilleurs conditions ? Très bien, il faudra farmer les contrats et surtout les défis. Je vous rassure, pas de micro-transactions, tout s’achète à l’ancienne, avec la monnaie virtuelle du jeu qu’on récupère après chaque contrat savamment rempli en bonne et due forme. Sauf qu’en ce qui me concerne, le plaisir de jouer que j’avais dans le précédent épisode, il n’y est plus vraiment. Pourquoi ? CI Games s’est inspiré des deux récents épisodes de la saga cher à IO Interactive, Hitman et sa gestion des cibles. Ici, c’est la même chose mais dans l’univers de Sniper Ghost Warrior. J’ai décroché de Hitman pour cette raison et j’ai ici décroché à moitié par ricochet. Pourquoi ? Parce que je déteste ne pas avoir un fil narratif auquel me raccrocher, une histoire, des personnages que je pourrais voir évoluer et que je pourrais apprécier ou détester. Notre personnage, Seeker, même si il est doué de parole, ne fait que dire des banalités, comme dans 99% de ce genre de productions. Je suis ainsi vite revenu de ce SGW Contracts, même si du côté du contenu, c’est bourré à ras le chargeur.

Venons-en au contenu qui, comme je l’ai dit plus haut, est plutôt étoffé. Nous avons 5 cartes pour 24 cibles prioritaires et optionnelles, plus les défis (obligatoires si vous voulez vous acheter des compétences et des armes) et les primes qui vous demanderont de retrouver un personnage, de le tuer, de fouiller son corps et de valider son exécution. De plus, avant chaque mission, nous pourrons aller personnaliser notre arsenal (fusil de précision, arme secondaire, arme de poing et gadget) ainsi que jeter un œil sur notre arbre de compétences. Un peu à la manière de l’opus précédent, sauf que vous pourrez upgrader les fonctionnalités de votre masque et de votre tenue. Sachez tout de même que là encore, vous n’êtes pas libre de vous forger votre Seeker, puisqu’il faudra choisir une compétences sur deux lorsque le jeu vous le propose, comme par exemple opter pour une poche plus grande pour vos balles de snipe ou pour votre arme de poing… Sérieux ? On peut pas les accrocher à deux sur la tenue ? Bref, côté contenu, c’est très solide, très efficace et ça fait le travail.

Du côté de la durée de la vie, ce sera à vous de voir si vous souhaitez ou non parfaire vos contrats, grâce aux défis. SGW Contracts peut être à la fois ultra court si vous vous focalisez sur le contenu principal, ou bien vous faites l’intégralité de ce qu’on vous propose… Plusieurs fois, à l’envie. Je vous l’ai dit plus haut une fois de plus, c’est comme les deux derniers Hitman. Pour ma part, un seul tour sur le contenu prioritaire suffit amplement tant la liberté que j’avais dans le SGW 3 n’est pas de la partie et n’invite pas à exploiter tout ce qui peut l’être, en touchant au plaisir de jeu. De ce fait, la durée de vie de ce SGW Contracts reste à votre discrétion pleine et entière.

Toujours développé sur le Cry Engine, la bonne nouvelle, celle qui est à retenir réellement de cet opus, c’est qu’enfin, les développeurs maîtrisent pleinement leur moteur graphique. Sur PS4 Pro, le jeu est réellement superbe dans ses environnements, sa gestion de la lumière naturelle (et artificielle) et je n’ai eu aucun souci techniques. Pas un freeze, pas de ralentissement, absolument rien qui n’a entaché le plaisir de ce côté. Néanmoins, le seul fait notable à communiquer, c’est la perte du doublage français. Ici en VOSTFR, le studio n’a donc pas offert de doublage dans notre langue à son dernier né. Est-ce parce que SGW 3 s’est mal vendu ? Est-ce une décision artistique ? Nous ne le saurons peut être jamais camarades !

Autant dans sa forme, SGW Contracts me déçoit un peu, autant dans son gameplay auquel je me suis habitué depuis SGW 3 ainsi que dans la maîtrise (enfin !) du moteur graphique, SGW Contracts souffle le chaud et le froid. Ayant décidé de nous la faire comme IO Interactive et ses deux derniers Hitman desquels j’ai décroché dès le 1er épisode sorti en 2016, je ressens la même chose ici. Errant avec comme but premier de remplir des contrats contre de l’argent, cela a apporté sa part de déception. Pour réellement prendre du plaisir, j’ai besoin d’un scénario que je pourrais suivre, ce qui n’est pas le cas ici. A vous de voir donc. Si vous cherchez le meilleur jeu de tir de précision sans rien d’autre à côté, vous pouvez foncer sans problème, vous allez vous régaler. Et si vous êtes comme moi et que vous n’avez que la moitié de ce que vous attendiez, faites comme bon vous semble, vous savez juste ce qui vous attend : du farm de contrats, 5 cartes, 24 contrats et rien d’autre pour justifier tout ce beau programme.

Test réalisé par Jesen sur une version offerte par l’éditeur et Just For Games.

Merci à eux !

 

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