Zero Zero Zero Zero – Le test sur Playstation 4

Catégories : Arcade

Plateformes : PS4, PS Vita, Xbox One, Nintendo Switch

PEGI : 3

Langues : Textes en Français, Allemand, Anglais, Espagnol

Taille : 62 MB

Date de publication : 05/02/2020

  Développeur : Alvarop Games

Éditeur : Ratalaika Games

Disponible en téléchargement

 

Si aujourd’hui grand nombre de développeurs nous en mettent plein la vue avec des graphismes à couper le souffle, des décors toujours plus élaborés et des gameplays complexes à souhait, certains choisissent plutôt de surfer sur la vague rétro-gaming. Faire appel à la nostalgie des générations x/y, ou montrer aux plus jeunes à quoi ressemblaient les jeux d’antan (oui Pong, je parle de toi), c’est le défi que se sont lancés Ratalaika et Alvarop avec Zero Zero Zero Zero. La question est : Le titre présage t-il de la note ?

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Le principe est on ne peut plus simple. Votre personnage se balade de niveau en niveau pour chaque fois ramasser une pièce (ou sorte de gemme) et rejoindre la porte de sortie. La particularité du titre réside dans la succession totalement aléatoire de ses niveaux. Donc, à chaque fois que vous parviendrez à compléter un ‘monde’, ou que vous échouerez d’ailleurs (et autant vous y préparer parce que vous allez échouer, beaucoup, souvent, trop ?), le niveau suivant sera choisi totalement au hasard parmi les 100 proposés par le jeu.

Évidemment, il ne vous suffira pas de prendre la pièce et sortir tranquillement sans mal. Chaque niveau regorge des pièges classiques, des pics, des lasers, des petits monstres ? (difficile à dire en 1bit) qui vous compliqueront la tâche. Pour les éviter, votre petit personnage dispose de 2 actions possibles : le saut ou double saut, qui est parfois un peu hasardeux et vous vaudra de vous jeter involontairement sur une mort certaine, et un pistolet pour les monstres. On ne ressent cependant pas vraiment une grande nécessité à utiliser ce dernier.

Le jeu se veut à la fois jeu d’adresse et de mémoire, chaque fois que vous échouerez sur un niveau, vous vous y prendrez d’une manière différente la fois suivante, mais encore faut-il s’en souvenir si vous en parcourez 25 autres avant que le hasard ne vous fasse retomber dessus. Il faut donc bien comprendre chaque mécanique, chaque spécificité, car elles sont nombreuses et variées.

Il faudra aussi faire preuve d’une grande patience et ne pas succomber à la frustration, car il s’écoule à peine une seconde entre le moment ou vous mourrez dans un niveau et celui où vous popez dans un autre. Du coup, il arrivera irrémédiablement que vous vous jetiez involontairement sur un élément mortel sans avoir compris que vous aviez changé de niveau. Pénible…

Le jeu comporte 2 modes, normal et difficile. En mode normal, vous disposez d’un nombre de vies illimité et vous parcourez donc aléatoirement les niveaux avec un chrono, le but étant ainsi de voir en combien de temps vous pouvez compléter les 100 niveaux disponibles. Le problème majeur est que bien qu’une sauvegarde soit possible, elle annule le chrono, donc à moins que vous ne le fassiez en one-shot, cette fonction perd son intérêt.

En mode difficile, même principe mais avec une seule vie. Un seul échec et c’est la fin, le but : voir combien de niveaux vous parvenez à compléter avant de mourir.

Le meilleur moyen de résumer les graphismes tient en un mot : minimalistes. On aime, ou pas. On est sur du décor monochrome, où l’action apparaît dans un encadré à la Tetris, avec l’évolution des niveaux complétés en dessous. Il est parfois difficile de différencier un élément d’un autre, mais l’effort de variété entre chaque niveau est appréciable.

Quant à nos oreilles, elles sont clairement replongées en enfance avec une panoplie de sons et musiques électroniques. Si l’effet est plutôt réussi, il devient vite exaspérant et répétitif au bout de quelques heures.

Zero Zero Zero Zero apparaît plus comme une application mobile que comme un jeu console. On ne peut pas s’empêcher de se dire “allez, juste une dernière”, pour au final jouer une heure de plus. Le problème, c’est qu’une fois le jeu éteint, on n’a pas envie d’y retourner. Il pourra éventuellement séduire les fans de retro-gaming mais laissera assez indifférent le reste du commun des mortels.

Le système assez punitif est vite frustrant, malgré la variété des niveaux. Les déplacements et les sauts, parfois approximatifs, valent trop souvent de se retrouver malgré nous sur un élément mortel du décor. Le jeu n’est pas forcément injuste et demande de la réflexion et de l’adresse, mais lorsque votre mort sera causée par un trop rapide changement d’écran ou par un élément incompréhensible du niveau, cela découragera trop rapidement les moins patients.

En résumé, même s’il est en capacité d’offrir une ou deux heures de challenge, une fois essayé, on aura vite fait de l’oublier.

4/10

 

Test réalisé par Absynthix, merci à Ratalaika Games pour cette copie.

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