Age Of Wonders : Planetfall – Le test sur Playstation 4

Catégories : Stratégie en temps réel, combat tour par tour

Plateformes : PS4, Xbox One et PC

PEGI : 16

Langues : VOSTFR, traduit en français, audio en anglais

Taille : 7 GB

Date de publication : 06/08/2019

  Développeur : Triumph Studios

Éditeur : Paradox Interactive

Disponible en téléchargement ou en boîte

 

Après avoir traité le thème de l’Heroic Fantasy à travers trois épisodes et s’être fait racheter par Paradox Interactive, les développeurs de Triumph Studios reviennent avec un nouveau Age Of Wonders qui n’est pas le quatrième épisode mais une sorte de spin-off. Exit le Moyen Âge, bonjour le futur et la SF, cette fois ci, on part coloniser des planètes avec 6 nouvelles factions toutes aussi singulières les unes que les autres. Mais est-ce que ce bond en avant dans le temps peut plaire autant aux aficionados de la saga qu’aux nouveaux venus ? Début de réponse dans un test supra-luminique.

Age Of Wonders Planetfall se joue comme n’importe quel RTS (Real Time Strategy) classique et les habitués du genre ne seront pas dépaysés. Découpé en deux sections, l’exploration et les combats, il faut s’habituer très tôt au tour par tour. En effet, dans un tour, vous allez pouvoir à la fois gérer vos unités sur le terrain qui pourront installer un camp avancé, mais aussi découvrir la carte recouverte d’un brouillard de guerre, révélant de nouvelles missions principales et annexes, vos ressources, vos constructions et vos possibles combats, qui, dès lors, basculeront dans un écran spécifique. Léger bémol sur ces derniers : Ceux-ci se révèlent au final assez monotones et manquant d’une grosse dose de spectaculaire. Pour être précis, nous n’avons jamais ressenti le besoin de devoir changer notre stratégie à cause d’un aléa, tout s’est toujours très bien passé, même si on peut évoquer la certaine intelligence d’une IA réactive.

Du côté de l’exploration et de l’exploitation de vos ressources, le système se veut assez simple mais se trouve être particulièrement exigeant, compte tenu d’un large éventail de possibilités. Au niveau militaire, social et des ressources, chaque tour vous offrira la possibilité de construire un élément qui vous aidera forcément. Que ce soit une unité marine afin de partir sur les mers de la planète du moment ou d’un dôme de loisir pour éviter de devoir recourir à la loi martiale histoire de calmer vos colons, vous allez devoir très vite comprendre que dans Age Of Wonders, tout doit être minutieusement surveillé de près, malgré l’aide de votre IA personnelle.

En termes de prise en main, tout dépendra de vous et de votre expérience avec le genre. Sur consoles, on constate que les menus, les sous menus et ainsi de suite (oui il y a beaucoup de menus) ne sont pas si bien pensés pour jouer au pad. Ce n’est pas tant un problème quand on sait que Age Of Wonders est avant tout une licence pensée pour le PC, il est au final plutôt accessible à la manette, même si nous vous recommandons une certaine patience ainsi que de prendre très tôt le réflexe de bien lire et retenir les commandes.

Au niveau du contenu, nous vous conseillons, afin de vous habituer au gameplay exigeant de Age Of Wonders, de faire vos premières armes sur le didacticiel. Il vous fera incarner la faction de l’Avant Garde (les humains) et vous montrera comment se joue cette dernière ainsi que la manière de gérer toute les spécificités du gameplay. De plus, le didacticiel nous raconte le commencement de l’histoire dans sa globalité en s’attardant sur le destin des humains en particulier. Une fois ce fameux tutoriel accompli, vous pourrez choisir d’entrée de jeu 4 campagnes sur les 13 que compte Age Of Wonders ainsi que l’une des 4 factions sur les 6 présentes.

De ce fait, Age Of Wonders est plutôt costaud en terme de contenu, rien que dans son mode solo, comptez tout de même environ une petite vingtaine d’heures pour boucler une campagne, un peu plus quand vous souhaitez essayer de tout faire. Au passage, il y a un mode multijoueur qui vous permettra de réaliser une campagne comprenant de 2 jusqu’à 12 joueurs. Néanmoins, durant la réalisation de ce test, il nous était impossible de vérifier si tout cela fonctionnait correctement.

Un mot sur les factions, elles sont 6 dont une cachée : l’avant garde (les humains), les Kir’ko (des extraterrestres), les Dvar (les Prométhéens), les Amazones (une faction 100% féminine), l’Assemblée (des cyborgs) et enfin le Syndicat (sorte de Mafia interstellaire). Chacune de ces factions a une histoire qui lui est propre, un(e) commandant(e) unique, des spécialisations, des forces et des faiblesses ainsi qu’une certaine façon de jouer bien spécifique. Par exemple, les humains utilisent des rayons lasers et se jouent de façon assez classique et plutôt simple dans leur prise en main, alors que les Kar’ki se jouent en comme un essaim d’insectes, exigeant une forte interaction entre chaque membres.

Graphiquement, sur PS4 dite « Fat » et dans une version dématérialisée, on constate que Age Of Wonders : Planetfall est plutôt propre et assez joli, même quand on joue avec la caméra et qu’on la rapproche au maximum. Bien entendu, nous parlons bien d’un RTS. Certains effets de lumière sont plutôt soignés malgré certaines textures assez sommaires. Les paysages se laissent regarder sans soucis. Mention spéciale aux écrans de chargement nous offrant des artworks absolument magnifiques. Côté son, Planetfall est doublé en VO et fait ça de façon assez honnête, même si on sent que les comédiens ont fait leur maximum pour qu’on puisse sentir leur implication. Quand à la bande son en elle même, elle est de bonne facture mais ne reste pas en tête après session. Au niveau technique, Age Of Wonders est vraiment clean, c’est un point où le bébé de Triumph Studios ne souffre d’aucun soucis, il faut le souligner.

Des RTS comme celui ci, on en voit assez peu, surtout sur consoles. En effet, Age Of Wonders Planetfall, nous demande de jouer comme sur PC mais avec une manette. De plus ce titre est avant tout destiné à un public de puristes exigeant qui n’aura aucun mal à prendre l’œuvre de Triumph Studios en main et se régalera des heures durant. Exigeant, intelligent et addictif, nous regrettons seulement que les combats d’AOWP manquent de piquant. Néanmoins, ce jeu s’adresse avant tout à un public habitué à ce genre de production, délaissant l’autre catégorie de joueurs et de joueuses, peu habituée à devoir s’impliquer et mettre du sien dans un JV qui exige énormément de nous (et vous en l’occurrence). Cela dit on qualifiera cette nouvelle production sous le giron de Paradox Interactive, de petite surprise de l’été, si vous aimez le genre, bien entendu.

Test réalisé par Jensen sur une version offerte par Koch Media.

Merci à eux !

%d blogueurs aiment cette page :