Legend of Skyfish – Le test sur Playstation 4

Catégories : Aventure, Action, Puzzle Game

Plateformes : Nintendo Switch, Playstation 4, PS Vita, PC, Xbox One et mobiles

Pegi : 7 +

Langue : multilingue

Taille : 267.09 MB

Date de publication : 28/08/2019

Editeurs : Ratalaika Games, Crescent Moon Games

Développeur : Mgaia Studio

Disponible en téléchargement sur l’eshop, Microsoft Store, Playstation store, Steam et également sur les Stores mobiles

« Legend of The Skyfish » raconte l’histoire de Petit Hameçon Rouge, un jeune pêcheur intrépide partant à la rescousse de son frère kidnappé par le puissant Skyfish, maître des abysses et incarnation du mal, avec pour seule arme sa canne à pêche. Le jeune homme devra affronter bien des épreuves. Il pourra compter sur la Baleine Lune, gardienne des océans, pour sillonner la mer et atteindre son but, mais également libérer un peuple réduit en esclavage par ce monstre tout droit sorti du fond des eaux.

Un pitch intriguant qui donne envie de se plonger rapidement dans l’aventure et dont l’intitulé vous rappellera sans doute une licence populaire appartenant à Nintendo. Simple interprétation de la part de notre inconscient ou bien un hommage distingué envers le titre dont il s’inspire ? Voyons de quoi il en retourne exactement !

Le joueur parcourt de nombreuses îles à la recherche de totems à détruire afin de pouvoir poursuivre son aventure et atteindre le royaume du terrible Skyfish.
Dit comme ça, cela peut paraître simple, mais les archipels se montrent bien plus coriaces grâce à leur aspect labyrinthique.

On manipule notre personnage d’un endroit à l’autre, où il sera nécessaire de vaincre des ennemis et/ou de résoudre diverses énigmes pour accéder à l’objet tant recherché : le totem. Une fois celui-ci détruit, Petit Hameçon Rouge pourra continuer son périple et ainsi accéder au niveau suivant jusqu’à ce qu’il rencontre le boss de la zone.

Ces énigmes consistent à exterminer un certain nombre de créatures, pousser ou tirer des blocs, des interrupteurs à actions avec ou sans compte à rebours, des plateaux à agencer, esquiver les pièges, etc.

 

La prise en main du jeu est très simple. Pour se déplacer, on peut compter sur nos flèches directionnelles ou notre stick droit. Idem pour frapper avec sa canne à pêche, les boutons répondront parfaitement à l’appel. Notre unique arme ne sert pas qu’à attaquer. Grâce à l’analogue droit, il est possible d’hameçonner un ennemi pour l’attirer vers soi en plus de l’étourdir ou un bloc pour activer un interrupteur.

Pour pouvoir triompher de nos ennemis et des boss, nous aurons l’opportunité de modifier notre équipement avant de débuter un stage.
Trois éléments appartenant à notre pêcheur seront modifiables : la tenue, la canne à pêche et l’hameçon.
Chaque composant que l’on équipe octroiera de nouveaux pouvoirs en plus de changer l’aspect physique du protagoniste. Ainsi, on aura la possibilité d’avoir un cœur supplémentaire, d’étourdir les ennemis en attaquant ou bien encore d’agripper à une distance plus longue un ennemi et bien plus encore !

Tout au long de votre périple, Petit Hameçon Rouge sillonnera l’immensité de l’océan jusqu’à ce qu’il croise la route des sbires de Skyfish. Cette aventure vous fera visiter trois zones bien distinctes : les ruines occidentales, les marais et les fonds marins arides.
En réalité, il s’agit surtout d’une succession de 15 niveaux dans chacune de ces zones.
Le quinzième niveau étant celui qui abritera le boss dans lequel il sera important de bien savoir manier sa canne à pêche pour venir au bout de sa barre de vie.
Ceux-ci se montrent particulièrement bien pensés, tout en apportant un réel challenge.

La difficulté est progressive. Les énigmes sont bien trouvées et sont à la portée de tous, la durée d’un stage ne dépassant pas les 4 ou 5 minutes. Des checkpoints sont aussi intégrés au cas où les trois vies de notre protagoniste ne suffiraient pas pour atteindre notre objectif.
Il est tout à fait possible d’arriver au bout des 45 niveaux en 3 heures, mais attention à ne pas oublier les coffres dissimulés à certains endroits afin d’acquérir une pièce d’équipement servant de « power-up ».  Certains pouvoirs peuvent se montrer très utiles au fil de notre quête.

Au démarrage, on tombe sur une superbe introduction, très colorée et très soignée. On entre directement dans l’ambiance du jeu. La direction artistique est irréprochable d’autant plus que tout a été peint à la main. La musique composée est également originale. Très douce dans l’ensemble.

D’un point de vue subjectif, je dirais qu’il manque quand même un peu plus d’identité.

Le chara-design de nos opposants se limitera à 3 types d’ennemi en plus du boss par zone.
C’est peu. En inventer plus aurait pu être un challenge supplémentaire tant au niveau du design que du gameplay en apportant de nouvelles mécaniques lors des affrontements.
Quant au Level-design, il est bien conçu, surtout pour les énigmes. On a l’impression de progresser dans un parcours sinueux. Les trois zones ont une réelle identité. On voyage dans 3 lieux différents.
Cela aurait été sympa d’avoir des niveaux plus variés en modifiant quelques éléments du décor afin de renforcer cette idée de « voyage ». Pas simplement dans la manière dont sont agencées les énigmes.

Finalement, « Legend of The Skyfish” est un titre qui s’éloigne d’un « Zelda Like » comme on aurait pu le penser. Il n’en reste pas moins un jeu original sans réels défauts, mais qui manque tout de même d’un peu de prise de risque en allant plus loin dans les idées. On aurait aimé plus de zones à parcourir, des niveaux un peu plus longs, plus de pièces d’équipement, plus de challenge avec les énigmes ou en proposant davantage d’ennemis afin de pimenter le gameplay.
Bref, une découverte séduisante qui a le potentiel pour nous émerveiller un court instant et qui peut-être davantage destiné aux mobiles. Le gameplay correspondrait bien plus à la manière dont consomme aujourd’hui un joueur itinérant : beau, court, fun et instinctif.

Test réalisé par Serial_Gameur sur une version Playstation 4 offerte par Ratalaika Games

Merci à eux !

 

%d blogueurs aiment cette page :