Our World is Ended – Le test sur Nintendo Switch

Catégories : Visual Novel

Plateformes : Switch, PS4

PEGI : 16

Langue : Anglais

Taille : 3018,85 MB

Date de publication : 18/04/2019

  Développeur : Wizard Soft & Red Entertainement Corporation

Éditeur : Pqube

Disponible en téléchargement et en boîte

Le Visual Novel est un genre resté plus que discret en Europe, mais qui tend à se développer. Il faut dire que cette catégorie assez particulière, qui a eu du mal à trouver son public, gagne en reconnaissance au fil du temps.

Our World is Ended, ne changera en rien les règles de ce type de production (d’ailleurs qui ose demander une refonte complète de ce style de jeu ?) mais se démarque de ses frères par un humour assez particulier.
Dans le monde des Visual Novels, il faut trouver sa place. Et si souvent les mêmes mécaniques reviennent titre après titre, avec malheureusement des thèmes similaires, il faut trouver le petit truc en plus. Le petit truc qui attirera le gamer cible, sur un jeu de niche.

L’histoire nous raconte les mésaventures du studio Judgement 7 à Tokyo, spécialisé dans le développement de jeux sur mobiles. Reiji Gozen, personnage central de cette histoire va tester le dernier dispositif développé par Sekai Owari, le New World Goggles, un casque virtuel couplé à W.O.R.L.D. un programme pour le moins puissant capable de gérer des textures en temps réel sur n’importe quel objet vu à travers le casque.

Après un début pour le moins normal, le programme rencontre des difficultés et modifie la vue de notre jeune héros. Un univers apocalyptique alternatif où Reiji va y découvrir ses amis en mauvaise posture ainsi qu’une inconnue, lui annonçant, que le monde va changer.

Après de longs moments à discuter de ce qu’à pu voir Reiji, l’équipe de développement prend la décision de comprendre et d’analyser en essayant le programme tous ensemble, casque virtuel sur la tête. Comme précédemment avec Reiji, tout va commencer à buguer et le groupe va se retrouver dans une histoire plus qu’étrange, puisqu’ils vont retrouver des personnages crées dans leurs précédents jeux. L’’intrigue de Our World is Ended débute véritablement lorsque le jeu va à nouveau bugger et faire revenir la jeune équipe dans le monde réel.

L’équipe qui vous entoure est pour le moins atypique. Outre Sekai Owari le génie, vous allez rencontrer Iruka N°2, l’ami de Sekai qui est aussi scénariste. Son look et ses expressions en font un personnage décalé. Il y aussi Yuuji Natsumi, une illustratrice au look gothique qui n’a que faire des problèmes de chacun. Yuno, la fille au cheveux bleus et à la poitrine qui ne laisse pas indifférent les hommes du studio. C’est une fille qui semble un peu ahurie, mais est néanmoins un personnage central. Hayase Asano, sa sœur est sound designer. Sa particularité est d’être très préoccupée par l’attitude perverse des hommes. Sa petite poitrine n’en fait pas pour autant la personnalité la moins intéressante, bien au contraire, car c’est l’une des seule à prendre des responsabilités. Enfin, il y a Tatiana Alexandrovna Sharapova, programmeuse de génie âgée de seulement 12 ans, que nous ne retrouverons que plus tard dans le jeu.


Vous allez vous attacher à eux, c’est garanti. Cette multitude de personnalités m’a rappelé les filles dont s’occupe Ichiro Oogami dans les épisodes de Sakura Taisen. Chacune possédant un trait de caractère très marqué se différenciant de ses comparses, histoire de mieux s’attacher à l’une ou à l’autre. Personnellement c’est Hayase Asano qui m’a le plus séduit dans Our World is Ended.
Qui dit personnalités différentes dit aussi situations cocasses. Et cela va arriver souvent, surtout avec un humour à connotation érotique qui reviendra très souvent, d’autant plus lors de l’arrivée d’une elfe, à la tenu très sexy et au comportement très particulier. Rassurez-vous certains passages sont aussi très sérieux.
J’ai souvent eu la sensation de partager des moments de vie avec des personnages de RPG. On les voit réfléchir à des tactiques, à s’embrouiller pour qui va aller affronter le vilain méchant en premier. Ces moments que l’on n’imagine pas en tant que joueur et que pourtant vivent nos protagonistes lorsque la console est éteinte.

Dans son gameplay, Our Word is Ended reste tout à fait classique et dispose de plusieurs fins possibles, avec tous les personnages. Le moment des questions à choix multiples est évidemment de la partie, avec en sus un système appelé « Selection of Soul » qui apparaît au moment de certaines phases critiques. Ces choix sont matérialisés via un texte défilant de droite à gauche et ce sera à vous de choisir le bon texte et au bon moment ! Il faudra réagir assez vite. A savoir que vos choix permettront de développer les affinités entre les personnages.
Il vous faudra plus de 40 heures pour venir à bout des dix-sept chapitres, ce qui est je pense une bonne durée de vie pour un jeu aussi attractif. Cependant, pour ne pas revivre le même ending, il faudra lire avec attention les questions posées.

J’ai beaucoup apprécié le chara design. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle j’ai voulu me pencher sur Our World is Ended. Les personnages sont visuellement en adéquation avec leur tempérament. On peut regretter le manque de petites scénettes, car tout est sur images fixes, seules les lèvres bougent. On se retrouve au final avec uniquement quelques postures différentes et c’est un peu dommage. Si les musiques sont agréables, c’est le talent du doublage qui m’a le plus intéressé dans la partie sonore du titre de chez Red Entertainement. Que de bons moments entre les prises de bec de Hayase Asano et Sekai Owari ou avec vous même. Idem, pour les moments plus coquins avec Erolie et les remises en place des pervers avec Hayase Asano.

L’expérience Our World is Ended est plaisante, grâce notamment à ses choix artistiques, tant visuellement que dans les dialogues. L’humour en dessous de la ceinture n’est pas en reste, même si cela reste bien évidemment très soft. L’aventure est immersive, car on se demande constamment si l’équipe de protagonistes n’est pas soit en plein délire vidéo ludique, soit sous l’emprise d’une force inconnue. Seul regret, encore une fois l’absence de sous-titres en français, un choix cruel qui, sur ce type de production, ne plaide pas en la faveur du soft.

Une intrigue bien menée et des personnages attachants, voilà ce qui vous attend dans Our World is Ended.

Test réalisé par C2ric sur une version offerte par Pqube

Merci à eux !

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