Test : Rock of Ages III : Make & Break – Le boulet revient en force avec un troisième épisode généreux

Rock of Ages III : Make & Break

Catégories : Tower defense, Action, Stratégie

Plateformes : PS4, Switch, Xbox One, PC

PEGI : 12

Langues :Français et autres

Taille : 6,785GB sur PS4

Date de publication : 21/07/2020

  Développeur : Giant Monkey Robot et Ace Monkey

Éditeur : Modus Games

Disponible en boîte chez Just For Games

Après un passage plus ou moins remarqué en 2011 grâce à son parti-pris artistique, disons particulier, et après un retour efficace en 2017, le boulet le plus populaire de l’industrie vidéoludique est de retour et est à nouveau prêt à semer la zizanie sur PC comme sur consoles avec Make & Break, le troisième opus de la saga burlesque Rock of Ages.

Tout comme ses illustres prédécesseurs, Rock of Ages III : Make & Break propose aux joueurs de vivre un véritable Odyssey en traversant l’Histoire afin de découvrir diverses personnalités historiques toutes plus étranges les unes que les autres, ainsi que les périodes charnières de notre monde. Votre but dans tout cela ? Tout détruire sur votre passage ! Votre boulet au cœur de pierre n’a qu’une seule passion dans la vie, c’est prendre part à tous les conflits possibles dans le but d’écraser remparts et autres châteaux forts. Mais votre boulet gigantesque n’est pas qu’un destructeur né, il est également un fin stratège. C’est d’ailleurs pour cette raison que Rock of Ages III : Make & Break, à l’image des deux premiers opus, propose deux gameplays aux mécaniques diablement opposées : d’un côté, il faut déferler des pentes à toute vitesse pour mettre à mal l’armée de votre ennemi, et de l’autre, il faut protéger votre fort en établissant des stratégies défensives.

Au début de chaque partie donc, avant même de partir sur le champ de bataille, il faudra choisir vos unités afin de défendre stratégiquement votre camp. Dans cette guerre, tous les coups sont permis pour ralentir le boulet ennemi, il sera donc possible de mettre en place des constructions conventionnelles (remparts, catapultes), ou bien plus loufoques en faisant appel à des lions suspendus à des dirigeables ou des vaches collantes. Une fois vos défenses correctement installées, il ne vous reste plus qu’à envoyer votre boulet. Ici, donc, le titre change drastiquement son gameplay et, à la manière d’un Super Monkey Ball, vous propose de prendre les commandes d’une boule afin de descendre des collines à toute vitesse tout en évitant tous les obstacles possibles. Malheureusement, seule cette seconde partie s’avère grisante et fun dès les premiers instants grâce à une physique terrible et percutante. Le côté tower-defense de Rock of Ages III : Make & Break, bien qu’efficace à plusieurs reprises, peine encore à nous passionner pleinement. En effet, cette partie souffre d’une prise en main peu évidente, tout du moins à la manette, de problèmes de caméra ou encore de multiples bugs nous empêchant de récolter des ressources pourtant indispensables pour bâtir nos défenses.

C’est une tranche de fromage ?

Heureusement, afin de mettre en avant l’aspect plateforme du titre, Rock of Ages III : Make & Break, en plus de ses affrontements, propose tout au long de sa campagne, de nombreux défis tous plus rigolos les uns que les autres comme des combats contre des boss, des courses contre la montre ou encore des courses d’obstacles. Bien que relativement faciles à compléter, c’est ici que Rock of Ages III : Make & Break prend tout son sens, surtout que le joueur, au fil de défis relevés, pourra obtenir de nouveaux boulets assez drôles aux compétences uniques comme le boulet ange, la vache gonflée à l’hélium, la boulette de viande ou encore la tranche de fromage. Dans cette partie du jeu, on regrettera seulement quelques ralentissements, parfois dérangeants, pour mener à bien nos intentions destructrices.

Comme vous pouvez vous en douter donc, le jeu est bourré de contenu, et c’est là l’une des plus grandes forces de ce nouvel opus. En plus des nombreux défis, des dizaines d’unités militaires à placer sur le terrain et des multiples boulets jouables, le jeu propose également un mode multijoueur jouable jusqu’à quatre, en local comme en ligne, permettant de profiter de l’entièreté de la campagne, ou même d’un éditeur de niveaux. Ce dernier, comme son nom l’indique permet aux joueurs de bâtir des niveaux de A à Z et de les partager ensuite avec la communauté. Cependant, dans ce mode de jeu, il faudra une fois de plus, faire face à des contrôles laborieux.

Impossible de nous quitter sans parler de la direction artistique du titre. Globalement, si ce n’est de goût lors des cinématiques mettant en avant Jules César ou encore le monstre de spaghettis, le titre ne manque de rien. Rock of Ages III : Make & Break propose de nombreux environnements colorés magnifiés par une physique des objets plus que cohérente et par une bande originale excellente. Le titre de Modus Games profite d’une réorchestration moderne des plus grands classiques de la musique en ajoutant riffs de guitare, chant celtique et autres arrangements bienvenus.

Si vous êtes un amoureux de la saga, avec Rock of Ages III : Make & Break, vous ne serez pas dépaysé. Ce dernier reprend tous les codes de ses prédécesseurs et plus particulièrement du second opus et ajoute seulement quelques bonnes idées ici et là afin d’améliorer la formule déjà efficace. Malheureusement, de notre côté, on aurait aimé plus d’attention de la part des développeurs sur la partie tower-defense du jeu. Bien que fonctionnelle, cette dernière peut parfois frustrer à cause de ses contrôles peu évidents ou de sa caméra qui a tendance à faire n’importe quoi dans les lieux les plus escarpés. Le titre souffre également de quelques ralentissements lorsque plusieurs boulets décident de mettre la pagaille dans le décor. Malgré cela, Rock of Ages III : Make & Break reste un titre qui saura vous amuser plusieurs heures durant, et ce, que vous soyez seul, ou accompagné de trois de vos amis.

Test réalisé par Jérôme Joffard, merci à Just For Games pour la copie fournie.

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