Yooka-Laylee and the Impossible Lair – Le test sur Playstation 4

Catégories : Plateforme, Action, Puzzle, Aventure

Plateformes : PS4, Switch, Xbox One, PC

PEGI : 3

Langues : Textes en Français et autres langues

Taille : 3,37 GB

Date de publication : 08/10/2019

  Développeur : Playtonic Games

Éditeur : Team17

Disponible en téléchargement et en boîte

 

Partout (ou presque) où vous lirez une description de la licence Yooka Laylee, sera fait mention des personnages d’une autre saga que sont Banjo et Kazooie, qui sembleraient avoir largement inspiré la team de Playtonic Games. Si le résultat était plutôt réussi, c’est toujours un pari risqué de créer un jeu qui va se mesurer à une licence emblématique âgée d’une vingtaine d’années. Playtonic a ainsi placé son titre dans une position inconfortable, celle du challenger qui doit faire ses preuves et auquel on ne va rien laisser passer. Après un accueil critique variable, Yooka Laylee était cependant loin d’avoir dit son dernier mot, les équipes de Playtonic Games et de Team17 avait encore matière à exploiter tout le potentiel de la licence. Pour cela, ce nouvel opus se devait de corriger les défauts de son prédécesseur et d’apporter dans le même temps un peu de neuf. Il est d’ores et déjà possible de dire que Yooka-Laylee and the Impossible Lair a réussi à faire mieux que son aîné, piochant de manière fort bien inspirée des éléments dans d’autres licences, tout en conservant son propre style et en améliorant quelques uns des points qui devaient l’être.

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Vidéo Découverte

Nous voilà donc aux commandes du duo formé par Yooka et Laylee, association peu conventionnelle entre un caméléon et une chauve-souris, qui va à nouveau se retrouver aux prises avec Capital B, le grand méchant de service. Le vilain a cette fois-ci entrepris de corrompre l’esprit des soldabeilles, les gardes de la reine des abeilles, Phoebee, afin de prendre le contrôle du domaine de sa majesté.

Cette fois-ci, la trame scénaristique sommaire va prendre racine dans l’affrontement qui va suivre la phase de tutoriel en temps réel de départ, dans lequel, évidemment, nos deux acolytes vont se faire pulvériser par Capital B. Votre objectif sera ensuite d’arpenter les différents niveaux du jeu qui sont représentés par des chapitres du livre magique du Domiel Royal, le royaume des abeilles. En effet, chaque chapitre tient prisonnier un des 48 soldabeille à libérer et il s’avère que pour réussir à vaincre le vilain précédemment mentionné, plus vous aurez libéré de ces petites bestioles et obtenu d’objets utiles, plus ce sera accessible. Mais, mais, mais, vous pouvez aussi choisir d’aller mater Capital B dans son repaire dès le début du jeu, ou bien de retenter votre chance dès que vous obtenez une amélioration ou autre. Il est fort probable que ce soit vous et non pas lui qui mordiez la poussière maintes et maintes fois, mais vous êtes totalement libre de multiplier vos essais, puisqu’il n’y a aucune restriction ou limite.

Mais revenons-en à nos abeilles. Chaque niveau (ou chapitre donc) vous invite à partir d’un point A et atteindre le point B en virevoltant sautant, roulant, afin d’éliminer obstacles et ennemis qui vous empêchent de libérer des soldabeilles en rond. Nous sommes dans un jeu de plateforme assez classique dans ses mécaniques, où vous retrouvez également les éternels objets à collecter, qu’il ne faudra pas négliger de récupérer puisqu’ils sont, tôt ou tard, nécessaires en quantité suffisante pour progresser dans le jeu. Parmi ces objets se trouvent la catégorie des tonifiants, qui sont des éléments apportant des bonus ou à contrario un malus qui soit aident à la progression, ou bien… aident à la progression. Par exemple, un malus peut augmenter les capacités des ennemis mais en contrepartie permettre d’acquérir plus de plumes, la monnaie du jeu. Chacun va pouvoir équiper jusqu’à trois fortifiants et gérer leurs effets selon ses préférences.

Qui dit mécaniques classiques, ne dit pas forcément plateformer banal, ce Yooka Laylee ne l’est d’ailleurs pas du tout. Si on peut y retrouver un côté Donkey Kong Country-iesque, The Impossible Lair a sa propre personnalité et lorsqu’on traverse les différents lieux dont dispose le jeu, on a toujours la sensation d’être dans un titre inédit et unique. Les similitudes avec d’autres licences sont plus ressenties comme des clins d’œil qui vont nous faire esquisser un sourire. Mention spéciale au petit « oooh » qui accompagne la découverte d’une zone cachée, qui n’est pas sans rappeler Rayman.

Une autre particularité vraiment bien pensée du titre se trouve dans la grande zone principale sur laquelle se trouvent tous les chapitres du livre. Il s’agit du Royaume des abeilles dans lequel nous allons devoir faire évoluer nos personnages afin qu’ils accèdent aux niveaux dans lesquels les soldats sont retenus prisonniers. Pour progresser dans le Royaume, nous devons résoudre des puzzles environnementaux ou autres défis, sachant que chaque chapitre possède deux possibilités de contenu, qui diffèrent selon la manière dont vous aurez modifié la zone principale. Sachant que vous pouvez également progresser avec une relative liberté puisqu’il s’agit d’un monde semi-ouvert, sans ordre imposé, votre principale limite sera peut-être votre capacité à résoudre les énigmes qui vont connaître une courbe de difficulté croissante.

Visuellement, c’est du Yooka Laylee en bonne et due forme. Très colorée, la direction artistique n’inspire pas la mélancolie, à l’image du gameplay dynamique et d’une bande son du même acabit. Playtonic Games a opté pour un 2.5D dans les phases de plateforme qui est parfaitement maîtrisé, caméra comprise. Le développeur a fait un réel travail sur la diversité des environnements, qui ne donnent pas la sensation d’évoluer dans des décors aux variations anecdotiques. Il serait presque possible de dire que c’est un sans faute, si seulement la présence d’aliasing ne venait pas ponctuellement se faire sentir. Ceci dit, le jeu tourne en 60fps sur toutes les plateformes et ça se voit ! Les quelques ralentissements constatés n’entachent pas suffisamment franchement l’expérience, ni le régal visuel que Playtonic Games offre avec ce titre pour que cela ne vienne rompre le charme.

Notez que les textes du jeu sont intégralement traduits en français, avec de ci, de là quelques coquilles plus amusantes que gênantes, dans des dialogues et une narration aux touches d’humour qui font souvent… mouche.

Yooka-Laylee and the Impossible Lair a tout simplement conquis mon cœur de gameuse. On pourra lui reprocher une difficulté occasionnellement trop salée là où on ne l’attendait pas et un ou deux points techniques à revoir, mais ce platformer parvient à proposer un contenu aux inspirations évidentes, tout en ayant sa personnalité. Si la direction artistique n’y est pas étrangère, la conception du Domiel Royal et plus globalement le game design apportent également du charme et de l’intérêt à l’expérience. De plus, avec l’intégration d’une possibilité de passer les niveaux les plus récalcitrants, une difficulté personnalisable qui va savoir solliciter les plus exigeants en la matière et la possibilité de faire du run, Yooka-Laylee and the Impossible Lair s’adresse à un large public. Ce deuxième opus plus abouti que son prédécesseur à matière à s’imposer comme un incontournable pour les amateurs du genre et un excellent moyen de le découvrir pour les autres.

Test réalisé par Midnailah sur une version offerte par l’éditeur.

Merci à Team17 et Just For Games !

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