Apocalipsis : Wormwood Edition – Le test sur Nintendo Switch

Catégories : Aventure, Casse-tête, Point’n Click

Plateformes : Switch, Xbox One, PS4, Steam, iOS & Android

PEGI : 12

Langues : Audio Anglais – Textes Français, Anglais, Allemand, Italien, Espagnol, Portugais, Russe, Chinois

Taille : 3942,65 MB

Date de publication : 10/01/2019

  Développeur : Punch Punk Games

Éditeur : Klabater

Prix : 9,99€ en téléchargement

 

Apocalipsis : Wormwood Edition est un bundle qui comporte le jeu original Harry At The End Of The World, couplé à une seconde histoire intitulée One Night In The Woods. Cette édition sur Switch a la particularité de profiter du mode tactile de la console. Quoi de plus évident quand il s’agit d’un Point’n Click, qui plus est déjà disponible sur mobile ?

Ce qui est moins évident de prime abord, c’est ce qui va nous attendre. La Direction Artistique est surprenante et même si l’histoire semble classique, le parti-pris de l’équipe polonaise semble promettre une expérience originale et inattendue.

C’est la fin du monde de Harry, la perte de sa bien-aimée ayant tout dévasté en lui. Il veut la récupérer coûte que coûte et pour ce faire, il doit s’aventurer dans des terres hantées étranges, peu accueillantes. Au cours de son voyage, il rencontre des créatures fantastiques, issues directement des visions d’artistes des 15ème et 16ème siècles, tels que Hans Holbein ou Albrecht Dürer.

Le protagoniste que nous incarnons va se déplacer dans les différentes zones afin de trouver les objets lui permettant de progresser : les ramasser, les placer à l’endroit adéquat, interagir avec son environnement sont ses principaux moyens de parvenir à avancer dans l’histoire. Notre exploration nous amène à revenir sur vos pas, puis retourner à un endroit déjà exploré afin d’y placer des éléments précédemment récupérés, ou les utiliser, ou encore actionner un mécanisme, ce qui débloquera la suite du niveau ou l’accès à la zone suivante. Des collectibles sont également présents, à mon sens difficiles à repérer de prime abord, tout comme les objets qui se fondent dans les décors monochromes du jeu. Si votre personnage ne dispose pas des éléments requis pour débloquer la suite de l’énigme, il le fera savoir avec un haussement d’épaule. En effet, il n’y a pas de dialogues ou textes explicatifs, tout se fait à tâtons.

Sans surprise, l’aventure sera linéaire, en conformité avec le genre Point’n Click 2D à déplacement latéral. Vous aurez plus d’une vingtaine de zones à explorer avec des énigmes et des casse-tête à résoudre, ainsi que deux fins disponibles. En mode tactile, la progression est confortable, un incontournable pour ce style de jeu.

Les éléments visuels sont dessinés à la main et l’effet gravure sur bois très réussi. D’inspiration médiévale, les graphismes du jeu s’apparentent à l’art de cette époque, que ce soit dans l’aspect des personnages ou le choix des créatures qui peuplent cet univers mélancolique. La modélisation, les mouvements et déplacements m’ont fait penser à ceux de pantins de bois, c’est on ne peut plus raccord avec l’effet visuel recherché.

Un soin particulier a été apporté à l’environnement sonore de Apocalipsis. Si il n’y a pas de dialogues, les scènes seront ponctuées d’une narration de Nergal, (qui doit tenir son pseudo du dieu des enfers éponyme) et sa voix gutturale s’y prête bien. Les musiques sont très réussies, que ce soit dans le jeu original ou son DLC. Le thème accompagnant l’aventure de Harry se verra agrémenté de différentes notes en fonction de la zone dans laquelle il se trouve. Cette ost est l’œuvre du groupe Métal Behemoth, pour ceux qui voudraient les découvrir (attention, ça décoiffe) : https://behemoth.pl/

Ce premier extrait vous donne un aperçu du style sombre et pesant de ce thème :

Le second extrait est plus onirique, il nous vient du DLC One Night In The Woods :

La force d’Apocalipsis se trouve dans sa Direction Artistique inhabituelle et bien menée. L’atmosphère est parfaitement rendue grâce aux graphismes et aux sons qui accompagnent l’expérience. Cependant, la manière de résoudre certains casse-têtes peut vous laisser momentanément dubitatif. Pas que le niveau de difficulté soit exceptionnel, la plupart du temps il est simple de comprendre ce qu’on attend de vous, mais parfois les objets ne se repèrent pas facilement et une fois récupérés, la mise en œuvre de la solution peut s’avérer obscure.

Le titre est à réserver aux joueurs à la recherche d’un jeu calme, axé sur une ambiance et des visuels atypiques, agrémenté d’une pincée de réflexion. Les amateurs d’action et de challenge risquent quant à eux de n’y trouver que de l’ennui.

Test réalisé par Midnailah sur une version offerte par Klabater

Merci à eux !

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