Sagebrush – Le test sur Playstation 4

Catégories : Aventure

Plateformes : PS4, Xbox One et Switch

PEGI : 16

Langues : VOSTFR en Français, Audio Anglais

Taille : 280 MO

Date de publication : 07/082019

  Développeur : Redact Games

Éditeur : Ratalaika Games

Disponible exclusivement en téléchargement

 

La famille des Jeux Narratifs à la première personne s’agrandit de plus en plus et chaque production se doit de se démarquer autant que possible. En soit, Sagebrush à quelques cartes à jouer mais la question que tout le monde se pose c’est : le fait-il comme il le faut ? Réponse dans son test crépusculaire.

Dans sa catégorie, Sagebrush ne révolutionnera rien et il n’est pas là pour ça. En vue FPS, vous incarnez une personne dont on ignore tout ou presque, puisque assez vite, on devine au moins si on incarne un homme ou une femme. Cette personne décide d’aller mener son enquête du côté du Ranch Black Sage afin de mieux comprendre ce qui à poussé le culte du Père James, une secte fictive inspirée par les sectes bien réelles, à un suicide collectif. Sagebrush n’a donc pas à proprement parler de gameplay à nous mettre sous la dent, puisque mis à part nous faire gambader sur une portion de terrain plus ou moins grande et nous faire nous servir de notre petite tête pour avancer, Sagebrush ne se joue pas « vraiment ».

Au niveau du contenu, là encore le constat est assez particulier. En effet, Sagebrush ne vous retiendra pas plus de 4 heures grand maximum (trois chez nous mais on arrondit, ce temps de jeu varie fortement d’une personne à l’autre). Et bien évidemment, nous ne sommes pas certains qu’une majorité de joueuses et de joueurs relanceront une seconde partie dessus… Afin d’élucider les mystères du Ranch, il faudra avancer selon une route invisible prévue par le studio et il faudra à chaque « étape », trouver une clé afin d’ouvrir une nouvelle pièce ou un nouveau bâtiment, pour continuer notre investigation, avec au passage, la possibilité de mettre la main sur les multiples notes et journaux écrits à lire, ainsi que sur les enregistrements vocaux (au nombre de 12) disséminés un peu partout sur le domaine afin d’en apprendre un peu plus sur la tragédie.

Mis à part votre matière grise, une carte et une lampe torche (et les clés), rien d’autre ne vient combler votre petit inventaire. Néanmoins, nous précisons que ce genre de production se passe en temps normal de « contenu ». Puisque son contenu, c’est bien évidemment les propos que la dite œuvre veut faire passer et en soi, le contenu est relativement intéressant même lorsqu’on n’est pas expert sur ce genre de questions (c’est à dire la religion, les sectes, les endoctrinements, les faux prophètes et ainsi de suite).

Sur la question des graphismes, c’est là où, pour nous tout du moins, que le débat se pose réellement. Malgré des propos très intéressants et très intelligents, les développeurs derrière Sagebrush ont décidés de prendre tout le monde ou presque à contre courant. En effet, ces dernières années, l’industrie ainsi que les joueuses et les joueurs ont pris l’habitude de voir arriver des JV narratifs toujours plus beaux, plus spectaculaires en termes de graphismes purs et durs. Ici, ce n’est pas le cas et à moins de trouver un certain Minecraft magnifique (oui, oui Minecraft), je ne suis pas sûr que Sagebrush se retrouvera dans la catégorie des plus belles oeuvres vidéoludiques en fin d’année. Sagebrush nous propose donc une aventure en FPS (première personne) avec des graphismes en 3D Lo-Fi. Si vous ignorez tout de ce terme barbare, sachez que si vous avez déjà mis la main sur Minecraft, vous serez déjà « habitué » aux graphismes de Sagebrush, quand aux autres, il y a deux écoles, même trois. Soit vous vous faites un peu violence et vous « faites avec ». Ou vous ne supportez absolument pas les graphismes singuliers d’une œuvre qui ne méritait pas du tout ce traitement.

Nous sommes parvenus au bout de Sagebrush mais nous signalons que le testeur qui écrit ces lignes n’est absolument pas un adepte des graphismes de Minecraft. Ceux de Sagebrush étant de la même trempe, c’était réellement très compliqué d’en faire abstraction et le jeu aurait au moins mérité un moteur graphique un poil plus costaud… Fort heureusement, l’aventure est courte, puisque nous ne sommes pas certain que nous serions allé plus loin que la dizaine d »heures…

Sur la question du doublage, en VO (la Version Originale étant anglaise, Sagebrush propose une traduction multi-langues dont le français), elle est de très bonne facture, rien à dire d’autre, le travail est fait. Quand aux différents bruitages, ils savent vous rendre mal à l’aise. Le bois qui craque, une porte qui s’ouvre et qui se ferme, les coyotes au loin, le bruit du vent, tout est fait pour vous immerger et offrir une ambiance légèrement étouffante à ce fameux Ranch. On considère même, mis à part l’intelligence d’écriture bien évidemment, que Sagebrush s’en tire très bien grâce à la gestion de son habillage sonore.

A une époque où le paraître est bien plus important que l’être, Sagebrush fait tout ou presque comme personne. Affichant des graphismes que nous considérons comme contre productifs, cette petite œuvre indé s’en sort de peu grâce à l’écriture de son sujet complexe, ainsi que la gestion de son habillage sonore. Les graphismes en 3D Lo-fi portent donc préjudice à Sagebrush qui à au moins le mérite d’être court et vendu à prix très doux (5.99€). Mais nous souhaitons quand même préciser que le jeu mérite vraiment qu’on y prête une attention toute particulière, si vous aimez les sujets qui invitent à la réflexion, ici la question des sectes, des suicides collectifs et de leur gourou. Quand à ceux qui adorent les graphismes avant tout, il faudra aller voir ailleurs.

Test réalisé par Jensen sur une version offerte par l’éditeur.

Merci à eux !

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