Automachef – Le test sur Nintendo Switch

Catégories : Simulation, Casse-tête, Stratégie

Plateformes : Switch, PC

PEGI : 3

Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Chinois

Taille : 1773,14 MB

Date de publication : 23/07/2019

  Développeur : Hermès Interactive

Éditeur : Team17

Disponible en téléchargement

“Dis Robot, qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui?

  • La même chose que chaque jour humain : tenter de conquérir le monde !!!”

Le monde de la restauration rapide en l’occurrence. Voici l’univers que vous propose Automachef. À vous de construire des chaînes de production de bouffe, de burger, de hot dog, le tout saupoudré de quelques salades quand même, pour faire bonne figure.

Le titre développé par Hermès Interactive (Winds of Trade) et édité par Team 17 (Overcooked 2, My Time at Portia, Yooka Laylee and the Impossible Lair, etc.) vous invite donc à résoudre de petits puzzles où, malgré des moyens limités, vous devrez remplir votre tâche. Cette tâche est pratiquement toujours similaire : vous aurez un certain nombre de commandes à honorer.

NB: le jeu a bugué et m’a empêché de continuer ma partie après environ ⅔ de progression. Une mise à jour sera réalisée si une réponse et/ou une solution sont apportées.

J’abordais plus haut la tâche qui fait la base de l’expérience Automachef. En effet, chaque niveau est un espace de production qui devra délivrer des plats d’un certain type à des clients, parfois exigeants et/ou pressés, qui passeront commande. Ces commandes viendront soit d’un espace “restaurant”, soit d’un espace “à emporter”, soit d’un “drive”. Et cela aura son importance, surtout le dernier, le “drive”, puisque dans ce cas, les commandes doivent impérativement être distribuées dans l’ordre !

Au-delà de cet objectif principal, votre réussite sera mesurée à l’aune de trois critères principaux : le nombre de commandes honorées bien sûr, mais également la consommation d’ingrédients et la consommation énergétique, celle-ci décomposée en consommation globale et consommation instantanée lors de la phase de production. Dernier point mesuré, mais qui lui ne pourra que vous faire perdre, c’est votre “réputation”. Une commande ratée ou un plat avarié servi vous feront perdre des points ; si vous tombez à 0, votre partie est perdue…

Le jeu se décompose donc en deux grandes phases : la préparation de la production, où vous installez vos machines et les paramétrez, puis la phase de production proprement dite. À l’inverse d’un Overcooked, où vous préparez vous-mêmes les recettes lorsqu’elles arrivent, là, ce sont vos machines qui devront tout faire en autonomie, vous n’aurez aucun contrôle lors de cette phase.

Pour cela, le jeu mettra à votre disposition tout ce dont vous aurez besoin ; de la machine qui distribue les ingrédients aux ordinateurs qui permettent d’automatiser les chaînes, soit pour distribuer le compte nécessaire, soit pour gérer des stocks. À vous de trouver le juste équilibre pour satisfaire les objectifs.

À ce niveau, le jeu vous donnera les indications nécessaires pour réaliser vos recettes, avec la liste des ingrédients, les modes de préparation, etc. Hormis quelques soucis de traduction, avec le poulet frit ou grillé et les œufs au plat qui doivent être frits (…), le tout est clair à maîtriser. Au pire, fiez-vous aux dessins des éléments, eux sont bons. Et pour assurer le tout, chaque recette pourra être vérifiée en “simulant” une commande ; ainsi vous serez certain d’avoir tous les éléments à servir. Vous aurez tout votre temps pour préparer votre niveau.

Afin de mettre vos “talents culinaires” à l’épreuve, principalement deux types de jeu vous sont proposés : le mode “campagne” et le mode “contrats”.

Le mode campagne est une sorte de tutoriel géant, vous expliquant les bases dans un premier temps puis se corsant assez rapidement. Les 5 premiers niveaux se font les yeux fermés, à partir du 10, vous aurez besoin d’un certain niveau de réflexion/concentration. Cependant, certains niveaux chuteront en termes de difficulté ; ce qui pourra apporter une petite respiration après un puzzle particulièrement exigeant.

L’autre mode, “contrats”, est une forme de mode carrière. Vous débutez avec seulement quelques machines de base et un peu de trésorerie. À vous d’accepter des engagements, investir un peu d’argent et remplir les objectifs. En fonction de vos résultats, particulièrement sur le critère “efficacité”, vos gains seront chiffrés et vous permettront d’acheter des machines supplémentaires pour réaliser les prochains contrats.

Vous pourrez d’ailleurs choisir la difficulté des niveaux, et plus vous serez efficaces, plus vos gains seront augmentés. Cette efficacité en l’occurrence est calculée en fonction du coût par produit distribué : ingrédients utilisés, consommation énergétique par plat, place dans la cuisine.

À noter, le jeu propose aussi un mode “Labo”, qui n’est autre qu’un bac à sable vous permettant de réaliser les chaînes que vous voulez, mais sans objectif ni contrainte.

Vous l’aurez compris, le cœur du jeu, c’est la construction et surtout l’optimisation et l’automatisation de vos chaînes. Pour cela, Automachef fait dans la simplicité efficace. Vous voyez votre champ de bataille du dessus, en 3D isométrique, avec 2 niveaux de zoom et inclinable sur 3 positions (droite, gauche et milieu). Le visuel est agréable bien que relativement basique. Vous contrôlerez le tout avec les sticks et les boutons, le côté gauche servant essentiellement à la construction, à droite pour la vue. J’ai rencontré quelques petits soucis pour sélectionner des éléments, l’action ne se réalisant parfois pas immédiatement, mais dans l’ensemble ça reste confortable. Toutefois, aucune fonctionnalité tactile n’est intégrée (sauf si besoin du clavier pour nommer des plans).

Le réel souci en l’occurrence, et surtout avec les chaînes complexes, c’est le côté laborieux de la sélection des éléments. Il n’y a pas de raccourcis clavier évidemment. Heureusement, vous avez la possibilité de créer des plans, et ainsi éviter de refaire encore et encore certaines chaînes.

Par ailleurs, j’ai trouvé un léger manque d’indications de certaines fonctionnalités. Je n’ai vu nulle part la possibilité de sélectionner les éléments en masse. Or, il suffit de laisser appuyé A et sélectionner avec un cadre, afin de déplacer/copier les éléments. Parfois indispensable.

Autre souci parfois très gênant : quand vous utilisez des machines à automatiser, vous devez les relier aux machines que vous souhaitez contrôler. Or, quand le menu de paramétrage est affiché, vous ne voyez pratiquement plus le terrain. Pour savoir à quoi vous êtes relié… Ça relève parfois de la gageure.

Dernier point à noter : le jeu ne sauvegarde pas automatiquement vos solutions ! Combien de fois me suis-je fait avoir… Après avoir lancé ma production, eu des résultats me satisfaisant, je clique sur suivant et… ai oublié de sauvegarder… Si je veux refaire le niveau, je dois tout refaire…

Malgré cela, les phases de préparation se font dans une bonne ambiance. Une fois qu’on a passé le briefing de notre robot chef, l’ambiance sonore se trouve discrète mais agréable. Je me suis surpris à siffloter l’air musical.

Dans l’ensemble, Automachef est un titre agréable à jouer, vous laissant le temps de la réflexion, vous donnant des défis parfois corsés. En mode portable, voici un jeu qui pourrait remplacer tetris quand vous êtes aux toil… là où personne ne peut aller à votre place. Imaginez un titre mêlant Factorio, Overcooked et Opus Magnum. À vous de tout paramétrer et optimiser pour répondre aux défis proposés. Soyez prêts pour des événements spéciaux comme la venue d’un critique gastronomique (toujours très pressé), un moment d’affluence (où tous les clients viennent en même temps), etc. Un bon puzzle game qui vous donnera un paquet d’heures de jeu tranquille.

Test réalisé par Ismaell Seth sur une version offerte par Team17

Merci à eux !

%d blogueurs aiment cette page :