Devil May Cry 5 édition Deluxe – Le test sur PC

Catégories : Beat Them Up

Plateformes : PC, PS4, Xbox One

PEGI : 18

Langues : Audio Anglais – Interface et sous-titres Français et 11 autres langues

Taille : nécessite 35 GB d’espace disponible

Date de publication : 08/03/2019

  Développeur : Capcom

Éditeur : Capcom

Prix : 71,25€ en téléchargement

41,99€ en boîte version standard

Sur Playstation 4

 

Devil May cry 5ème du nom arrive entre nos mains après une période de 11 années durant laquelle le studio Capcom a pu mûrir son projet et nous livrer ainsi un beau bébé pouvant s’élever au rang de jeu culte dans un genre déjà doté de quelques références du Beat them up. Quiconque connaît Bayonetta ne peut qu’y trouver des similitudes en termes d’univers, mais la comparaison s’arrête ici : Devil May Cry 5 est un opus avec du caractère, sa propre personnalité et des propositions qui vont sans aucun doute vous faire vivre une expérience unique.

L’histoire est la suite chronologique des évènements ayant eu lieu dans le 4ème épisode de la série et nous mène dans la ville de Red Grave, quelques années plus tard. La menace démoniaque est de retour et Dante, Nero, et V vont tenter de nettoyer les lieux en dégommant, chacun à leur manière, les monstruosités qui envahissent la ville.

La grande force du gameplay de DMC5 réside dans les variantes offertes par chacun des trois personnages jouables, à commencer par Nero, le neveu de Dante. Celui-ci à la particularité d’avoir perdu un bras et d’utiliser des prothèses nommées “Devil Breakers”, qui sont conçues par le personnage de Nico. Ces bras sont tous différents et possèdent des bonus spécifiques répondant à divers noms doux, tel que foreuse de crâne. Tout un programme… La variété de Devil Breakers permet de donner de nombreuses possibilités d’attaque et d’obtenir de longs combos dévastateurs, en particulier grâce à la faculté qu’a Nero d’équiper une nouvelle prothèse dans le feu de l’action.

Arrive ensuite un nouveau venu dans l’affaire : V. Son gameplay peu commun et totalement atypique dans le genre Beat them up apporte à lui seul un défi qui bouscule les habitudes des vétérans du genre. En effet V n’attaque pas lui-même, il envoie des créatures se battre. Ne maîtrisant pas les affrontements en direct, il compte sur les pouvoirs de Griffon et Shadow pour aller botter le train des autres démons. Un troisième larron vient compléter son potentiel offensif, le bien nommé Nightmare qui peut intervenir si la jauge de Devil Trigger dispose de trois barres consommables. Éventuellement, V peut asséner des coups de canne afin de finir un vilain qui n’attendait que ça pour débarrasser le plancher.

Enfin, le grand Dante est le dernier à faire son entrée et pour cause, Capcom nous laisse le temps de connaître les bases avant de nous attaquer à la complexité du gameplay de ce personnage. Dante se bat à deux mains (ou pieds !) armées ou nues, l’une pour les armes dédiées au combat rapproché, l’autre pour les armes à feu, chacune d’entre elle ayant en sus un style d’attaque qui varie en fonction du mode choisi. Le tout est modifiable à tout moment et rapidement. Sur le papier, cela peut paraître un peu obscur, mais dans la pratique, on s’y fait vite et bien, d’autant plus que la puissance qui se dégage du personnage engendre rapidement une certaine… addiction.

Addictif, le mot qui définit cet opus particulièrement réussi. Le jeu créé l’envie de toujours aller plus loin, de découvrir les nouveaux aspects du gameplay distillés au fil de la progression, par le biais des nouvelles armes qui remettent sans cesse en question notre maîtrise. De plus, la récolte de démonites rouges permet d’améliorer les capacités des protagonistes, ce qui amène l’envie de fighter toujours plus afin d’ouvrir le champs des possibles. A titre personnel, j’ai retrouvé ce même désir d’avancer dans le jeu, de progresser que lorsque j’ai joué à Bayonetta 1er du nom, tout comme ce souhait de réussir un combo qui déchire -du vilain-, en plus de créer un visuel dont on peut se délecter.

Justement, en parlant de visuel, une mention spéciale au bestiaire doté de monstres variés, tous aussi travaillés et écœurants les uns que les autres. Le genre de créatures dont la simple vue te fait pousser un “heuuuuuuuurk” guttural dégoûté. Le bestiaire ne se contente pas d’être varié, les possibilités d’attaques de ces immondices rendent les combats exigeants et nécessitent d’être constamment en vigilance. La clé est de rester concentré et donc d’éviter les sessions lorsqu’il existe de potentielles sources de distraction à proximité (…hum hum).

Devil May Cry 5 bénéficie d’une édition Deluxe qui comprend du contenu supplémentaire, dont le détail ainsi qu’une vidéo figure dans notre article dédié.

Concernant les effets durant les combats et les animations des personnages, c’est beau, c’est grand, c’est extatique. L’environnement gothique, dark et ténébreux vient sublimer l’atmosphère du jeu. Ceci dit, subsiste un léger regret qui se trouve dans le manque de variété et de détails des backgrounds. Cela n’enlève rien à la qualité du gameplay lors des combats, mais ce petit manquement auquel vient s’ajouter une caméra occasionnellement mal placée représente des bémols qui font que DMC5 frôle la perfection, sans l’atteindre. Soit.

Du côté de vos oreilles, elles vont se trouver ravies, j’ai envie de dire comme à chaque jeu proposé par Capcom. La bande son est maîtrisée, que ce soit en matière de bruitages ou d’ost.

Je n’avais jamais expérimenté un épisode de la licence Devil May Cry auparavant et deux choses ont fait que je tenais absolument à palier à ce manquement : le style ayant des similitudes avec mon Beat’em all favori, Bayonetta, ainsi que les vidéos riches en promesses d’un gameplay à sensations.

Capcom a relevé le défi et nous propose un opus abouti, au contenu bourré de qualités. Les trois personnages jouables offrent des possibilités très différentes, toutes permettant un ressenti à la fois fun et addictif. La progression est particulièrement bien menée et fort bien accompagnée par un gameplay qui insuffle de la nouveauté très régulièrement. L’ensemble des propositions et de l’univers sont diablement efficaces, alliant combos démentiels et créatures démoniaques visuellement très réussies, en plus d’avoir un potentiel offensif vaste.

Si les deux points en deça (caméra, backgrounds) avaient été irréprochables, Devil May Cry 5 serait LE Beat them all parfait. Quoi qu’il en soit, Capcom a mis la barre haut, les 11 années écoulées n’ont pas été vaines et les amateurs du genre ne pourront qu’apprécier le travail accompli. La concurrence va devoir frapper fort pour se hisser à sa hauteur. Très fort.

Test réalisé par Midnailah sur une version offerte par l’éditeur.

Merci à eux !

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