Devil May Cry 3 : Special Edition – Le test sur Nintendo Switch

Catégories : Beat Them All

Plateformes : Switch

PEGI : 16

Langues : Textes en Français et autres

Taille : 5,18 GB

Date de publication : 20/02/2020

  Développeur et Éditeur : Capcom

Disponible en téléchargement

Bundle des 3 premiers épisodes en boîte sur PS4

 

En toute subjectivité, s’il y a bien deux licences qui sortent du lot en matière de Beat Them All, ce sont Bayonetta et Devil May Cry. Au delà des quelques similitudes de leurs univers fort bien développés, nous sommes face à des sagas qui ont du style et des systèmes de combat extatiques, de part leur nervosité et d’un certain sentiment de puissance qui se dégage du maniement des protagonistes.

Devil May Cry est ainsi devenu culte dans le genre et depuis l’année dernière, il investit la Switch pour se faire sa place parmi la communauté des joueurs de Nintendo. Ce troisième opus fait ainsi logiquement suite à ses aînés, dans une version « Special Edition » qui apporte notamment quelques ajouts spécifiques à la console.

C’est ainsi que nous retrouvons Dante aux prises avec des démons qui accessoirement viennent saccager son agence, dans une entrée en matière qui pose l’ambiance :

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L’élément de gameplay qui va marquer cette mouture Switch est la possibilité d’opter pour deux manières d’expérimenter le jeu. En effet, DMC3 propose de choisir son style de combat au tout début de la partie, là où cette Special Edition offre la possibilité d’opter pour le mode Free Style, permettant de changer de style à la volée durant les 20 missions qui composent le titre. Ces changements de Style peuvent également se faire dans le mode classique mais demandent l’utilisation d’un item précis, ce qui impose inévitablement des limites.

Chaque Style propose des caractéristiques de combat qui lui sont propres, mettant l’accent sur le type d’arme utilisé (Swordmaster axé sur les armes blanches, Gunslinger sur les armes à feu), le mouvement (course sur les murs, téléportation avec Trickster) ou la défense (Royalguard), avec la possibilité de renvoyer les dégâts encaissés à l’adversaire lors d’un coup de poing ultra puissant. S’ajoutent deux Styles cachés déblocables et l’unique Style du personnage de Vergil qui a des similitudes avec le Trickster. Quel que soit le Style choisi, il dispose d’une barre d’expérience qui lui permet d’être amélioré. En plus de ces éléments, existe la possibilité de cibler l’ennemi via la gâchette R, possibilité qui n’a pas le même confort que celui proposé dans les jeux plus récents, puisqu’il faut maintenir la pression, l’effet « lock », autrement dit le vérouillage de cible, n’étant alors pas d’actualité.

Fort de tous ces éléments de choix de gameplay, vous voilà armé pour atteindre votre unique objectif : décimer les monstruosités de chaque mission, soit en conservant un Style unique tout le long de votre partie, ou en alternant en fonction des situations. Une fois votre but atteint, vous abordez la mission suivante, le tout saupoudré d’une trame scénaristique.

Cet opus propose également d’anéantir des démons accompagné d’un ami en local, qui va entrer dans la peau de Vergil, un personnage au gameplay moins nerveux, mais pas moins punitif. Vous avez ainsi le choix d’affronter les 9999 étages du Palais Sanglant en solo ou en coopération avec un partenaire fait de chair et d’os, de préférence manette – et non un unique joycon – en main pour plus de confort.

Rappelons que DMC3 est arrivé sur nos consoles européennes en mars 2005. Si il y a bel et bien une remastérisation, on sent tout de même le poids des années, en particulier dans les cinématiques, ou dans les menus, où règne un certain flou artistique ou une pixélisation bien présente. La caméra et ses contrôles subissent le même sort, avec des limites et une orientation qui sont techniquement de l’histoire ancienne dans les productions 3D actuelles. Que les choses soient claires, cela peut effectivement demander un temps d’adaptation, voire l’impossibilité de s’y faire pour ceux qui n’ont pas connu cette ère du jeu vidéo, mais on parle bien ici d’un remaster, et non d’un remake. Il faut en prendre pleinement conscience avant de se lancer, tout en gardant à l’esprit qu’à défaut d’un scénario développé, le gameplay nerveux et fluide accompagné de musique Metal du même accabit valent à eux seuls la peine de tenter l’aventure.

Vous aimez les titres au gameplay nerveux proposant différentes variables ? Les univers dark et ténébreux dans lesquels on lamine moult démons ? Devil May Cry 3 : Special Edition est tout cela. Pour apprécier pleinement le titre, il faudra cependant faire abstraction de l’agacement ressenti face aux limites de la caméra et ne pas être freiné par des commandes qu’il va falloir apprivoiser. Malgré le fait que cet opus subisse tout de même un coup de vieux dû aux 15 années qui le séparent de l’original, il n’en reste pas moins un très bon épisode, au scénario encore un peu trop en retrait mais dont l’aspect défouloir sur fond de musique Metal se pose là. De plus, le changement de Style à la volée et le mode coopératif apportent incontestablement une belle plus-value à l’ensemble.

Test réalisé par Midnailah sur une version offerte par Capcom

Merci à eux !

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