Legend of Keepers – Le test sur PC

Legend of Keepers – Le test sur PC

Catégories : Stratégie, RPG, Rogue-Lite

Plateformes : Windows, Linux, MacOs

PEGI : 3

Langues : Textes en français

Taille : 1239 Mo

Date de publication : 19/03/2019

Développeur : Goblinz Studio

Éditeur : Goblinz Studio

Disponible en téléchargement

 

« Frapper sur Thor, ça a éveillé une faim éteinte en moi depuis longtemps, je veux pouvoir casser du héros, humilier du vengeur, broyer du justicier » Hyppolite Kurtzman, Flander’s Company Saison 5 épisode 11. Il est vrai qu’à l’instar d’Hyppolite, le pitch du jeu m’a fortement interpellé et donné envie d’aller casser des aventuriers de toutes les manières possible. Que ce soit leur faire ravaler leur fierté et regretter leurs envies d’aventure en les faisant retourner pleurer chez leur maman voire en les tuant de manière horrible avec des monstres et des pièges de plus en plus sophistiqués.

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Legend of Keepers est un RPG de stratégie avec des composantes Rogue-Lite et de gestion, ne vous attendez donc pas à un parcours tout tracé mais surtout à une rejouabilité extrême. Mais bref, rentrons dans le vif du sujet, vous voici donc, fraîchement recruté par la compagnie des donjons pour assurer la défense de quelques donjons contre des aventuriers divers et variés. Pour cela vous aurez à votre disposition deux leviers très important qu’il va vous falloir gérer au mieux pour ne pas vous faire virer à coup de pompe : les monstres et les pièges.

Le jeu se déroule en deux phases distinctes qui se succèdent tour à tour. Tout d’abord la phase de défense, phase nécessaire à l’exercice de vos fonctions. Rien de plus simple me direz vous, plaçons les monstres et les pièges au pif et ils devraient bien finir par mourir, ou fuir, ces prétendus héros. Alors oui, mais non, si le début de votre aventure de gardien de donjon vous donnera raison de penser cela, vous allez très, mais alors TRÈS vite déchanter. En effet le côté gestion de votre petite équipe va rendre cela bien plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord. Rentrons un peu dans les détails voulez vous, chaque personnage a plusieurs compétences et il peut y avoir au maximum 3 unités à la fois pour trois positions définies : Avant, Milieu et Arrière. Chaque compétence a une zone d’effet et un élément qui lui est associé si elle est censée faire des dégâts. Il vous faudra donc faire attention aux statistiques et compétences de chacun de vos sbires, mais également de vos adversaires. Entendez par là qu’il n’est pas vraiment recommandé de mettre un personnage avec une armure négative en position Avant face à un autre qui a une compétence faisant des dégâts physiques sur l’Avant. Chaque donjon compte deux salles de pièges et deux salles de monstres dans lesquelles vous allez pouvoir placer judicieusement vos unités pour résister aux assauts, mais surtout pour réduire les aventurier en chair à saucisse. Mais attention, si rien ne marche c’est à vous directement que les héros s’en prendront, et il ne faudra pas compter pouvoir vous soigner entre deux attaques. 

Et c’est là que se trouve tout le sel, et la difficulté du jeu, car au delà de cette phase de défense, il y a aussi toute une phase de gestion dont va dépendre essentiellement vos performances sur le champ de bataille. Cette phase de gestion est divisée en semaines, il se passe quelque chose chaque semaine jusqu’à un nouvel assaut et c’est à vous de choisir ce que vous voulez faire parmi les choix qui vous sont imposés aléatoirement par le jeu. Améliorer vos unités ? Vos pièges ? Acheter un monstre ou un piège au marchand ? En revendre un au marché noir ? Envoyer des monstres en expédition quitte à ce qu’ils soient indisponibles pendant quelques semaines ? Gérer les conflits et les événements aléatoires survenant à la caserne ?

 

Tant de possibilités qu’il faudra prendre en compte et gérer de manière adéquate pour éviter le sous-effectif ou pire, le burn-out. Car oui, vos monstres ont une statistique de moral qui baissera à chacune de leur mort et qui remontera pour chaque assaut passé en garnison. Entendez par là qu’avant de vous engager dans une défense, il faudra déjà choisir quels monstres partent en expédition et si ils se placeront dans la première ou dans la seconde salle avant même de commencer la phase de défense. Un choix parfois cornélien qui peut vite tourner au drame si trop de monstres se retrouvent sur la paille.

 

Charge alors à vous de faire une composition équilibrée suivant le mode de jeu que vous voulez adopter. Vous pouvez taper comme un bourrin, mettre des altérations tuant vos ennemis à petit feu ou faire tout simplement baisser leur moral jusqu’à ce qu’ils retournent pleurer dans les jupes de leur mère. Il n’est d’ailleurs pas anodin de noter que l’or est la ressource principale de ce jeu, mais tuer des ennemis vous rapportera des gouttes de sang. Les faire fuir vous rapportera au contraire des larmes d’aventurier, deux monnaies pouvant valoir leur pesant de cacahuètes si vous vous en servez intelligemment, par exemple pour augmenter vos statistiques de maître de donjon, soudoyer des vampires, etc.

Chaque donjon défendu avec succès vous octroiera une récompense que vous pourrez choisir parmi 3 proposées, comme par exemple un piège, un monstre, des ressources voire des statistique pour vous. Il arrive également que des artefacts arrivent dans votre besace, ils vous confèreront des bonus uniques et cumulables, comme le fait d’augmenter les gains d’or, ou d’avoir une certaine chance de transformer chaque sbire mort en squelette pour continuer le combat de plus belle.

Dernier détail, il est possible pour l’instant de ne commencer qu’avec l’esclavagiste comme maître de donjon, puis de débloquer un autre maître après avoir augmenté l’esclavagiste à un certain niveau. Chaque maître du donjon a ses compétences, statistiques et arbre de compétences propre mais surtout chacun a une influence différente sur l’efficacité de ses unités. Choisissez donc votre maître avec sagesse selon le style de jeu que vous voulez adopter.

Les graphismes et les sons du jeu sont très poussés et fourmillent d’idées innovantes et de détails très bien trouvés. Les effets sonores et visuels retranscrivent bien l’action, et il est dur d’être perdu dans l’interface qui donne toutes les bonnes informations au bon moment et de façon concise. Malgré ma première réticence (car je suis très fan du rétro et du pixel), je dois bien avouer que les graphismes m’ont transportés et ne m’ont pas laissé indifférent.

 

Legends of Keepers propose un système innovant de gestion de donjon et j’avoue volontiers que j’ai été très pris par le titre quitte à relancer plusieurs parties pour me détendre même après le test. C’est encore un très bon jeu que nous livre là Goblinz Studio, nul doute qu’il passera à la postérité et qu’il a encore de beaux jours devant lui, car oui, c’est un accès anticipé plus que prometteur.

 

8,5/10

 

Test réalisé par Archibald, merci à Goblinz Studio pour la copie fournie.

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