Resident Evil 5 – Le test sur Nintendo Switch

Catégories : Action, Survival Horror

Plateforme : Switch

PEGI : 18

Langues : Audio anglais ; Texte : français, anglais, japonais, chinois, allemand, espagnol, italien

Taille : 18,6 GB

Date de publication : 29/10/2019

  Développeur : Capcom

Éditeur : Capcom

Disponible en téléchargement

 

S’il y a bien un jeu d’horreur qui a marqué toute une génération – voir plusieurs – toutes plateformes confondues, c’est Resident Evil. Alors qu’en début d’année Capcom nous offrait un beau remake du deuxième opus, 10 ans après sa sortie initiale sur PC, PS3 et Xbox 360 (et 3 ans après sa réédition sur PS4 et Xbox One), le développeur continue sur sa lancée et nous offre une adaptation sur Nintendo Switch de son épisode le plus vendu à ce jour, à savoir Resident Evil 5, avec une sortie simultanée du sixième opus.
Une dizaine d’années après les événements du manoir (dans le jeu Resident Evil sorti en 1996), Chris Redfield est de retour avec ses gros muscles et une nouvelle acolyte : Sheva Alomar, elle aussi membre de la BSAA (Bioterrorism Security Assessment Alliance) au sein de sa division africaine. Leur mission est d’empêcher la vente d’armes biologiques supposée avoir lieu dans le village de Kijuju, avec l’appui de l’équipe Alpha. Malheureusement pour Chris, les villageois n’ont pas vraiment l’air très chaleureux, et il va vite comprendre qu’ils ne sont pas non plus tout à fait vivants. Son périple vous amènera à croiser des visages familiers et comme toujours à en apprendre un peu plus sur l’histoire du jeu.

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Même si Resident Evil 5 présente quelques nouveautés, son gameplay reste en grande partie identique aux précédents. S’il s’agit de votre première expérience de la série, il vous faudra prévoir un léger temps d’adaptation. Loin de la mécanique des FPS, ici il vous sera impossible de vous déplacer en tirant par exemple, il vous faudra apprendre à jongler avec un inventaire limité, et guider votre équipière pour qu’elle vous suive, vous attende, ramasse des objets etc.
L’une des nouveautés de la série réside d’ailleurs dans vos interactions avec Sheva, vous pourrez par exemple échanger des objets avec elle afin de mieux gérer votre inventaire. Une autre nouveauté consiste à pouvoir acheter ou modifier votre équipement grâce aux pièces que vous ramasserez au cours du jeu.
Pour vous soigner, vous pourrez toujours compter sur les herbes rouges et vertes ou le spray de premier secours. Enfin, fidèle aux précédents volets, il faudra utiliser les munitions avec parcimonie. Il s’avère toutefois plus généreux que les précédents de ce point de vue.
Les ennemis les plus communs, appelés Majini seront parfois armés de haches ou de couteaux, mais on aura également affaire à bien pire qu’eux, il faudra donc penser à toujours avoir de quoi se soigner et se défendre. Les deux personnages possèdent en plus de leurs armes communes (et d’un couteau qui pourra vous sauver la mise quand les munitions se feront rares) une arme qui leur est propre et que vous trouverez au cours de la partie.

Les sauvegardes se feront sous forme de checkpoint (points de contrôles), adieu donc la célèbre machine à écrire qui vous permettait de sauvegarder votre progression. Certains seront nostalgiques et d’autres trouveront ça nettement plus pratique et moins frustrant, au choix. Vous pourrez aussi accomplir des « quêtes annexes » comme celle des Emblèmes du BSAA pour accéder à des objets bonus. Toutes vos heures de jeu vous permettront de collecter des dossiers, des figurines (en échangeant vos points par exemple) etc. Comme dans les précédents volets, vous pourrez aussi vous amuser à débloquer de nouveaux costumes pour vos personnages, ou débloquer des filtres graphiques.
A noter également la possibilité de suivre ses statistiques de jeu et son classement.

Resident Evil 5 offre enfin un mode multi joueurs en ligne ou en écran partagé, ainsi que les contenus supplémentaires (présents dans la Gold Edition de 2016), comme les mercenaires réunis ou affrontement par exemple qui donnent quelques heures de jeu supplémentaires.
Le vrai point noir du gameplay se situe dans le mode écran partagé avec le partage des joycons. Les combos de touches pour viser/tirer ou courir en déplaçant la caméra sont un vrai casse-tête, les touches ZR et ZL trop petites et l’expérience s’en trouve gâchée. On conseillera donc de vraies manettes pour jouer en coop locale.

Coté visuel, on ne sera pas déçus. Les cinématiques sont toujours aussi belles, en mode portable c’est un vrai régal et en mode TV, on retrouve des graphismes identiques ou presque aux sorties PS4/Xbox One. Les textures sont en quelques occasions floues sur grand écran et on observe quelques phénomènes d’aliasing par ci par là, mais rien d’alarmant ou de rédhibitoire. Les décors sont parfois répétitifs mais fonctionnent bien, vous êtes bel et bien au coeur d’un village reculé en Afrique. Pour ce qui est des personnages, les énormes bras de Chris prêtent toujours autant à sourire, mais au delà de ça, leurs graphismes, même vieux de 10 ans, restent agréables et plaisants à regarder.
En revanche le mode écran séparé sur la console portable rendra le jeu presque impossible à discerner correctement, il est donc déconseillé. Mais même sur téléviseur, les deux écrans décalés sur fond noir restent désagréables.
A noter aussi des écrans de chargement qui sont un peu longs, mais on appréciera – ou pas – de lire les prémices de l’histoire des Resident Evil en patientant.
Les musiques cherchent à nous plonger dans un état de terreur et d’horreur quand nécessaire et sans en faire trop. Les bruitages environnants contribueront à cette ambiance, mais sans réussir réellement à effrayer.
En résumé le cocktail son/image se marie bien pour nous offrir une dose d’angoisse à la japonaise, mais ne parvient cependant pas à atteindre le niveau de ses prédécesseurs pour ce qui est de faire peur.

Si Resident Evil 5 s’éloigne quelque peu du Survival Horror pour devenir un jeu plus centré sur l’action, il n’en reste pas moins un bon épisode d’une excellente série. Les connaisseurs et les habitués seront ravis de pouvoir emmener le jeu partout avec eux et les nouveaux venus pourront découvrir un titre qui fonctionne toujours bien 10 ans après, même si les mécaniques de jeu ont quelque peu vieilli. Il est toutefois dommage que le mode coop local ne soit pas vraiment adapté à la console en mode portable et que le gameplay soit aussi désastreux avec les Joycons.
Ce que l’on en retiendra, c’est que même 13 ans après la sortie du premier opus, on prend toujours plaisir à les faire ou les refaire et cette version Switch ne déroge pas à la règle, Capcom a su réjouir les fans de la série et saura pourquoi pas en créer de nouveaux.
Après tout, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.

Test réalisé par Dydy sur une version offerte par l’éditeur.

Merci à eux !

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