Total War : Three Kingdoms – Le test sur PC

Catégories : Action, Stratégie

Plateformes : PC, Mac, Linux

PEGI : 16

Langues : Audio Français, Anglais, Allemand – Sous-titres Français, Anglais, Allemand, Italien, Espagnol

Taille : 60 GB requis

Date de publication : 23/05/2019

  Développeur : Creative Assembly et Feral Interactive

Éditeur : SEGA et Feral Interactive

Disponible en téléchargement et en Coffret Limited Edition

Nouvelle itération des studios Creative Assembly, Total War : Three Kingdoms se veut à la fois fidèle au gameplay de ses prédécesseurs mais également innovant. Une période et un endroit peu utilisés dans les jeux-vidéo, l’ère des Trois Royaumes, sera votre terrain de jeu. Un appel du pied plutôt évident au marché chinois, loin d’être dénué d’intérêt pour les férus d’histoire occidentaux.

Ce qui va grandement différencier votre expérience de jeu, ce sont les deux modes, Romance ou Histoire. Le mode Romance vous offre la possibilité d’effectuer des duels déterminants pour l’issue de vos batailles avec l’aide de vos héros. Il simplifie et écourte grandement ces dernières, contrairement au mode histoire où les mécaniques se veulent plus classiques, à l’image des anciens opus.

Ayant testé le jeu en mode Romance (sélectionné par défaut) je ne m’attarderai que sur celui-ci.

En créant votre campagne, il vous sera demandé de choisir entre différentes figures historiques. La difficulté de votre partie sera impactée selon la position de ce personnage sur l’échiquier politique. Pour mes premiers pas dans la saga, j’ai donc opté pour Cao Cao (il équivaut au mode facile).

Dans cette configuration, il vous faudra, en premier lieu, savamment gérer votre crédibilité, cette ressource vous permettra d’influencer vos rivaux. Car oui, vous n’êtes pas seul sur ce territoire déchiré ! Il vous faudra composer avec de nombreuses factions aussi avides de pouvoir que vous. Elle vous proposeront parfois des alliances, incluant des pactes de non agression, mais il faudra bien réfléchir car une fois acceptées, ces dernières ne sont pas simples à défaire. Gare à vous si vous les brisez inopinément : votre manque de fiabilité impactera la confiance que vous inspirez et il vous sera de plus en plus difficile de former de nouvelles coalitions.

La possibilité d’espionner vos adversaires vous permettra également de vous infiltrer derrière les lignes ennemies afin de faciliter vos jeux politiques. Petite composante RPG, des points de compétence devront être distribués dans différents embranchements. Celles-ci vous aideront à accélérer l’acquisition de ressources, donneront des bonus d’attaque au cours des batailles ou débloqueront de nouveaux bâtiments. Vous devrez aussi recruter des généraux pour votre armée. Il sera d’ailleurs nécessaire de faire attention à ce qu’ils s’entendent sur et en dehors du champ de bataille, autrement ils ne seront pas aussi efficaces et pourront même aller jusqu’à vous trahir.

Les combats consistent à gérer différents types de troupes. Cavalier, archers généraux et surtout Héros. Ces derniers sont tout simplement surpuissants et vont à eux seuls, pour peu qu’ils soient utilisés à bon escient, pouvoir faire basculer totalement le cours d’un affrontement.

Autre point important, la gestion des ressources : elles sont nombreuses et impactées par différents facteurs, prenant en compte l’efficacité des hommes politiques que vous aurez placés dans votre cour, l’effectif de vos armées ainsi que la bonne discipline de votre population. Les bâtiments que vous édifierez favoriseront la création de ces diverses ressources. Il faudra rapidement trouver un équilibre financier et alimentaire pour éviter toute révolte et vous développer aussi rapidement que vos ennemis, ils ne vous attendront pas.

La saga des Total War a débuté il y a 19 ans. Depuis, moult évolutions ont émaillé le gameplay des opus successifs. Pour résumer, il s’agit d’un jeu de stratégie mixant combat en temps réel et gestion (d’une province ou d’un bourg dans l’opus ici présent) au tour par tour. Dans cette nouvelle itération, il s’agira de s’emparer de la Chine durant la guerre des trois royaumes, une période qui a marqué considérablement l’histoire et la culture chinoise. De nombreuses batailles d’une intensité et d’une ampleur  exceptionnelles ont eut lieu et plusieurs personnalités charismatiques sont sorties de l’ombre à cette occasion. Cela donnera lieu à deux récits : le premier, fidèle aux événements, appelé « Chronique des trois royaumes », et le second « Histoire des Trois Royaumes », partiellement romancé et plus populaire, ce dernier est considéré comme l’un des livres les plus influents de la littérature chinoise. A l’image de ces ouvrages, votre choix sera de vous immerger dans une version romancée de l’histoire, ou dans une autre plus fidèle, et donc plus difficile.

La campagne vous occupera durant de nombreuses heures. En effet, les différentes factions peuplant ces terres sont légion et vous devrez venir à bout d’elles, ou tout du moins vous en défendre jusqu’à pouvoir accéder au poste suprême d’empereur. Il faudra prendre en compte les alliances qui pourront être établies contre vous, celles que vous pourrez former, et savoir quand attaquer et quand vous défendre. Ceci entraîne une sorte de tension permanente qui rend l’expérience assez haletante.

Visuellement le moteur graphique est clairement vieillissant, cela n’enlève pas au côté épique des batailles mais un effort devra être entrepris car on ressent comme un décalage avec le soin apporté aux menus (rappelant la calligraphie chinoise), esthétiquement soignés.

Pour ce qui est des bugs je n’ai rien à signaler. Techniquement, hormis l’aspect graphique désuet, nous sommes dans l’irréprochable. En termes d’optimisation avec une RTX 2060 et un i7 8700, le jeu tourne à 60fps constant en 1080p. Belle performance pour un titre qui affiche autant d’unités simultanément ! Pour ne rien gâcher, les compositions qui accompagnent vos batailles ou votre gestion sur la carte du monde sont assez variées et sonnent toujours très juste.

Total War : Three Kingdoms est une bonne porte d’entrée pour les novices et un jeu solide pour les amateurs de la saga. Titre riche au point d’en être effrayant, il vous faudra investir de votre temps si vous voulez en saisir toutes les subtilités, surtout si vous êtes un nouvel arrivant, mais le jeu en vaut la chandelle.

Cet opus unifie ces deux types de joueurs comme la dynastie Jin a uni la Chine au terme de cet épopée mémorable. Malgré des batailles en deçà du reste des mécaniques de jeu, Total War : Three Kingdoms renforce les possibilités déjà présentes, telles que la diplomatie, tout en mettant en avant la narration avec son mode romancé, débouchant sur une campagne dense aussi palpitante que cultivante. Le résultat est un voyage dépaysant au cœur d’une époque passionnante.

Test réalisé par Shepard sur une version offerte par l’éditeur.

Merci à eux !

%d blogueurs aiment cette page :