Metal Max Xeno – Le test sur Playstation 4

Catégories : J-RPG

Plateformes : Playstation 4, PS Vita

Langue : Audio japonais – textes Français, Anglais

Taille : 1,44 GB

Date de publication : 28/09/2018

  Développeur : Kadokawa Games

Éditeur : Nis America

39,99 en boîte

 

Les productions nous venant de NIS America, c’est comme le contenu d’une pochette surprise : on ne sait jamais à quoi s’attendre, c’est parfois satisfaisant, parfois décevant. Dans le cas présent, nous pouvions nous permettre d’être alléchés par la bande annonce, nous promettant un titre à l’originalité nippone marquée et un gameplay à priori plutôt attirant, pour un opus qui est le premier de la série à débarquer sur le sol français.

Il y a un demi-siècle de cela, une IA connue sous le nom de NOA a presque détruit l’humanité. Nous voici arrivés dans un monde post-apocalyptique envahi par le désert. Notre protagoniste se prénomme Talis, il a perdu sa mère et va devenir un chasseur de monstre afin de venger sa mort. Pour ce faire, il va devoir apprendre la maîtrise des Tanks, engins qui vont être la base du gameplay et avec lesquels il va liquider les créatures responsables du génocide dont est victime l’espèce humaine. Cependant, plus il y a de bras, mieux c’est, il va donc falloir recruter et bien sûr être en mesure d’équiper tout ce beau monde, en s’appropriant des tanks.

La phase de tutoriel va vous permettre de vous familiariser avec votre premier blindé, mais aussi d’expérimenter les séquences à pied qui seront le 2ème axe du gameplay. Nous sommes dans un système de combat au tour par tour dans lequel, sans surprise, vous réalisez des coups classiques et des coups spéciaux, ces derniers vous infligeant une paralysie durant un court laps de temps, dans le cas où vous les utilisez 3 fois de suite.

Vous disposez également d’une base gérée par un androïde, qui fait office de hub central dans lequel vous pouvez bichonner vos blindés et quérir vos missions et quêtes.

Vous passerez cependant l’essentiel de votre temps à bord de votre tank qui pourra être customisé et équipé de manière à améliorer ses capacités. Ce sera également le cas des autres chars du jeu et les différents protagonistes ne feront pas exception, de quoi tenter quelques combinaisons et donner une touche tactique à l’ensemble. Précision, le système de compétences est basé sur des points remportés lors de petits défis, que vous pouvez ensuite attribuer aux capacités souhaitées.

A l’usage, les phases à pied se révèlent peu attractives, c’est assez plat. Le seul élément qui va pimenter l’affaire sera de garder une vigilance constante sur la barre de vie qui se videra plus rapidement sans la protection apportée par les tanks.

Quant à elle, la difficulté est très mal dosée, il n’y a pas de juste milieu, vous alternez donc les “easy !” joyeusement poussés et des combats dans lesquels vous vous faites écrabouiller en 2 temps 3 mouvements. La faute à la puissance de l’ennemi qui peut être imprévisiblement balèze, ainsi qu’à un système de bouclier qu’il faudra éliminer avant de prétendre infliger des dégâts à votre cible. Vous n’aurez parfois pas d’autre choix que de gagner de l’expérience et des niveaux avant de venir à bout de votre adversaire.

Le pitch de départ, bien que manquant un chouia d’originalité, est assez attirant. Malheureusement, c’est la frustration qui va dominer, tant l’histoire parfois peu claire et tout ce qui va autour sont peu développés. Ajoutez à ça un manque de challenge, provoqué par une localisation de quasiment tout sur la MAP et la difficulté globale peu élevée, vous allez être réduit à faire des allers-retours barbant pour ne pas tomber en rade de munitions ou de vie, en vous déplaçant d’un point d’intérêt à un autre dans des décors peu aboutis.

Le bestiaire et l’équipement des tanks viennent sauver la mise, avec un certain nombre de variables qui vont donner plus de dimension au gameplay. En effet, concernant les engins, en fonction des pièces d’armement pour lesquelles vous optez, vous améliorez certaines caractéristiques, ce qui va s’avérer utile pour faire face stratégiquement à tel ou tel ennemi.

En ligne droite (ou en allées et venues devrais-je dire), sans passer par la case actions optionnelles, comptez une dizaine d’heures de jeu pour atteindre le générique de fin. Ceci dit, ne comptez pas beaucoup plus de temps pour le facultatif, la pincée de boss, le recrutement et les quelques babioles en sus ne changeront que peu la donne. 

Je n’ai qu’une chose à dire : ouch. Enfin non, on va développer un peu. Soit, nous sommes censés être dans un Tokyo post-apocalyptique envahi par le sable, donc à priori vide de tout, mais on peut déplorer que le (trop) peu d’éléments présents manque cruellement de détails. Les formes et les couleurs sont brutes, un manque de nuance est à déplorer, il y aurait pourtant eu matière à donner du cachet à l’environnement visuel de Metal Max Xeno, compte tenu du contexte. Le character design relève le tout, même si on tombe dans le cliché typique de l’esprit des J-RPG (ou autres productions japonaises) avec ses personnages féminins à la poitrine généreuse et exhibants leurs… formes, servant de faire valoir à l’homme dark et ténébreux de l’affaire.

Reste l’ost qui est plaisante, elle. Allant des sonorités électro, parfois douces, parfois plus rythmées, à celles Métal qui accompagnent les combats, rien de pique les oreilles. Pour ceux qui ne sont pas fans des sons saturés, Il est vrai que la rapidité de la majorité des affrontements ne permet pas non plus d’atteindre son seuil de tolérance auditive.

Une fois de plus NIS America ne propose pas de sous-titres ni textes en français, il faudra vous contentez de l’anglais, qui ne posera pas de problème aux moins aguerris d’entre nous. Les dialogues sont évidemment en japonais et ma foi les voix se laissent écouter sans avoir à grimacer (j’ai souvent du mal avec celles qui montent dans les aigus, la grande spécialité des voix féminines issues des productions japonaises).

 

Ce qui va malheureusement dominer avec cet opus de Metal Max Xeno, c’est l’ennui. Et dans mon cas la déception, j’espérais plus de ce titre, il y avait vraiment matière à faire mieux ! L’expérience n’est pas déplaisante, mais manque de punch et de charisme. Kadokawa Games est tout à fait capable de nous livrer des titres qui envoient du bois, à l’image d’un God Wars que nous avons testé récemment.

En résumé, je ne peux pas déconseiller Metal Max Xeno dernier du nom car il y a quelques éléments sympathiques et il pourra plaire aux amateurs de J-RPG, mais ce n’est clairement pas la meilleure proposition du studio NIS America en cette fin d’année.

Test réalisé par Midnailah sur une version offerte par Nis America

Merci à eux !

%d blogueurs aiment cette page :