Resident Evil 2 – Le test sur Playstation 4

author image by Niwo | Tests | 1 Comment | 12 Fév 2019

Catégories : Survie, Horreur

Plateformes : PS4, PC, Xbox One

PEGI : 18

Langue : Français

Taille : 21 Go

Date de publication : 25/01/2019

  Développeur : Capcom

Éditeur : Capcom

Prix : 59,99€ en téléchargement

44,99€ en boîte

 

Resident Evil 2 n’était plus attendu après le faux espoir d’un remake sur Wii qui n’a jamais vu le jour. Mais c’est bien réel : le célèbre opus est de retour afin de nous faire découvrir (ou redécouvrir) l’histoire de Leon S. Kennedy et Claire Redfield, personnages emblématiques de la série. A travers leurs deux histoires (qui offrent deux perspectives différentes), nous nous retrouvons dans un monde post-apocalyptique où la tension est au rendez-vous, amenant le joueur à ressentir la peur, en adéquation avec le personnage qu’il incarne. Mais les véritables enjeux reposent sur le public visé : les fans de la série doivent y trouver leur compte tandis que les nouveaux joueurs sont également dans la ligne de mire du studio Capcom. Cette version actualisée vaut-elle le détour et tient-elle ses promesses ?

Le mode de vue TPS est le meilleur moyen d’immerger le joueur dans un jeu d’horreur. Il offre à la fois la possibilité de voir ce qu’il advient du personnage et d’être dans un angle de vue suffisamment proche de la réalité pour ressentir à travers lui. Dans l’ensemble, RE2 est assez instinctif et par conséquent facile à prendre en main. On sait directement comment se mouvoir ou utiliser les armes qui nous aideront à survivre. Sur cet aspect-là, le jeu reste assez classique, fait compensé par son univers si spécifique et oppressant. Le principe est simple : on passe de pièce en pièce, on peut se glisser dans des endroits étroits pour échapper aux morts-vivants ou encore leur mettre une balle dans la tête… en plus des puzzles à résoudre. Si il n’y a pas eu de changement exceptionnel dans les mécaniques du jeu, Capcom a relevé le niveau de difficulté en donnant aux créatures une agaçante propension à résister  aux moult projectiles que vous allez leur infliger, ce qui ne sera pas sans ajouter une dose de stress, d’autant plus lorsque vous verrez la quantité de munitions disponible fondre comme neige au soleil.

L’intérêt du jeu va se centrer sur son contenu, à la fois riche et intense. Nous avons droit à une première partie dans laquelle les deux protagonistes principaux vont se rejoindre, l’espace d’un instant qui nous permet de comprendre le lien entre Claire et Leon. Ce n’est que lors de leur séparation inévitable qu’on comprend l’intérêt de nous proposer deux aventures différentes. Si l’on a choisi Leon, on devra traverser le parking avec seulement deux balles dans notre chargeur, afin d’atteindre le commissariat et se mettre en « sécurité ». Dès lors, la tension est déjà présente, mettant le joueur en situation de gêne, d’appréhension quant à la suite de l’aventure. Si on choisit Claire, nous atterrissons dans l’orphelinat, après avoir fait la rencontre d’un mystérieux Mr.X, qui nous semble être une sorte de mutant qui ne semble pas périr sous les balles. Bien qu’ils vivent leur histoire chacun de leur côté, nos héros vont, à plusieurs reprises, devoir résoudre des énigmes pour avancer dans l’aventure. Que ce soit une porte à débloquer, des pièces d’échec à retrouver pour remettre le courant ou encore améliorer certains objets du jeu… Vous aurez de quoi passer quelques dizaines d’heures entre les deux intrigues, pour résoudre le mystère de ce virus et survivre à tous ces zombies.

Mais le jeu ne se limite pas à l’intrigue principale. Par la suite, vous aurez la possibilité d’accéder au mode « Le 4e survivant » et ainsi démarrer une campagne bonus avec un personnage nommé Hunk. Suivez son aventure pour débloquer le dernier personnage…. Tofu. Si son nom fait penser à l’aliment du même nom, c’est parce que c’est littéralement du Tofu. Difficile à manier et faible, la campagne avec cet étrange personnage sera semée d’embûches… Mais encore faut-il être motivé pour aller jusque-là. C’est très bien d’ajouter du contenu à la série mais ça accentue aussi l’aspect redondant du titre, surtout qu’en se limitant à une aventure, on peut déjà mourir un bon paquet de fois. Mais pour les plus courageux d’entre vous, sachez qu’il est tout de même possible d’aller encore plus loin, en débloquant toutes les armes du jeu par exemple et atteindre le 100%.

Sur la question des visuels, l’amélioration est notable mais demeure inégale. Si la majorité des décors a bénéficié d’un certain soin, reste un contraste entre la beauté et les détails minutieux de certains lieux et ceux proposés dans d’autres zones. Finalement, le parti-pris graphique reste timide et semble ne pas savoir sur quel pied danser : conserver l’ADN de son aîné ou trancher dans le vif en revisitant intégralement le jeu. Il semblerait qu’à ce niveau, Capcom ait tablé sur un certain équilibre entre les éléments faisant appel à la nostalgie et ceux apportant un souffle de nouveauté. On peut dire qu’à ce niveau, c’est plutôt une réussite.

La bande son accentue la pression de manière magistrale. Les bruits environnants sont glauques à souhait et je dois dire que je garde un souvenir cuisant de la prise en main du jeu, avec cette scène qui introduit le gameplay, dont les bruits ont fait monter le stress non pas d’un cran, mais de 10 en l’espace de quelques secondes.

Si vous voulez entendre la rédac chef Midnailah paniquer, c’est ici :

Resident Evil 2 est un jeu prenant qui saura ravir les fans de la licence mais aussi du genre horrifique au sens large. Bien que les mécanismes soient encore semblables au jeu d’origine, ce remake est exactement ce qu’on attendrait de lui : Savoir apporter des nouveautés sans pour autant détruire l’image du jeu de 1998. La tension est à son comble tout au long de l’histoire, les créateurs n’ont pas laissé un seul instant de répit au joueur qui devra s’armer de courage s’il souhaite terminer le jeu en un seul morceau. J’ai passé un très bon moment sans avoir réellement joué à tous les opus sans exception et la mise en situation est telle que l’histoire est prenante et ne se laisse pas dominer par le côté horrifique.

Je dirais même que le côté « old-school » nous apporte un sentiment de nostalgie qui sublime le jeu.

Test réalisé par Niwo sur une version offerte par Capcom

Merci à eux !

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