The Bard’s Tale IV : Director’s Cut – Le test sur Playstation 4

Catégories : RPG, Dungeon Crawler

Plateformes : PS4, Xbox One, PC

PEGI : 16

Langues : Audio anglais, textes Français

Taille : 18 GB

Date de publication : 27/08/2019

  Développeur : inXile Entertainment

Éditeur : Deep Silver

Disponible en téléchargement et en boîte

 

Avant toute autre chose, quelques précisions sur les conditions du test et la version dont il est question. Nous avions eu l’opportunité de tester The Bard’s Tale IV : Barrows Deep lors de sa sortie sur PC, en septembre 2018. Il s’agit de la version d’origine qui a donné naissance à ce Director’s Cut, une mouture améliorée et étoffée de la version PC. Concernant l’opus testé aujourd’hui, il s’agit donc de The Bard’s Tale IV : Director’s Cut – Day One Edition, dont nous avons reçu un exemplaire en boîte destiné à la Playstation 4. Cette édition inclut du contenu supplémentaire, comme un Core de Feu, une Hache de Kael, des Bottes Rouges, le Butin de Brian Bardic, ainsi qu’un poster recto-verso.

La série The Bard’s Tale et le jeu vidéo, c’est une longue histoire qui a débuté en 1985, vous savez cette époque lointaine qui met un sacré coup de vieux aux antiquités dans mon genre, l’ère préhistorique du gaming quoi. Je ne vais pas tourner autour du pot, ce dernier opus réussit à garder les éléments de ses ancêtres, tout en apportant un certain souffle de nouveauté, qui, entre vous et moi, est un bol d’oxygène pour les joueurs, toutes générations confondues. Concrètement, on reste dans un Dungeon RPG à l’ancienne, avec un système de combat plus dynamique et un travail sur l’ambiance du jeu.

Dans The Bard’s Tale 4ème du nom, l’histoire prend place quelques 150 ans après celle du premier opus. Après une cinématique d’introduction qui met en place les évènements du passé, vous apprenez qu’un despote pourrit la vie de la population, dans ce monde régit par des religieux un tantinet fanatiques. Les aventuriers y sont traités comme de vulgaires bandits et par conséquent sont recherchés et punissables. Une joyeuse époque dans laquelle on pend à tour de bras. Vous incarnez un aventurier et vous pouvez choisir l’archétype qui vous parle le plus entre les 4 qui sont disponibles (Barde, Guerrier, Practicien et Roublard), mais aussi personnaliser votre protagoniste grâce aux possibilités de customisation qui vous sont offertes, le tout parmi 21 classes.

Bienvenue dans l’univers du Dungeon Crawler à la sauce The Bard’s Tale.

La mécanique de combat repose sur du tout par tour, avec une limite de points d’action à utiliser. Classique. Cependant, ce qui va démarquer cet opus de ses prédécesseurs, c’est la nécessité de tenir compte des compétences des personnages qui composent votre groupe de combattants. Vous contenter de répéter x fois la même action ? Que nenni ! Le gameplay de cet opus requiert de la tactique et les possibilités assez vastes apportent plus de profondeur qu’auparavant. Pour vaincre, ne comptez pas sur une équipe de gros bras à fort potentiel de dégâts, un groupe aux capacités variées subtilement choisies aura plus de chances de s’en sortir, en particulier si vous optez pour des combats contre des ennemis plus puissants que vous, qui vous feront ainsi cadeau de jolis butins en cas de victoire.

The Bard’s Tale IV, c’est aussi tout un monde d’énigmes et d’exploration lorsque que vos protagonistes ne sont pas en combat. Prévoyez de faire chauffer votre matière grise : autant certains casse-têtes vont être simplissimes, autant vous allez devoir faire appel à toute votre logique pour d’autres. Entre les différentes mécaniques et les compétences précises d’un personnage auxquelles il faudra faire appel, il y a de quoi se torturer quelques instants.

Entre l’exploitation des diverses compétences qu’on aura forcément envie de tester (4 types de compétences par protagoniste, pour plusieurs dizaines par classe, sachant que vous pouvez composer un groupe de 6 personnages) et l’exploration qui va vous mener à taper la causette avec 350 PNJ (et les différents choix de narration qui vont avec), il y a de quoi passer des heures sur le titre. De plus, toutes les possibilités en combat ainsi que la variété des énigmes évitent une potentielle répétitivité qui freinerait les ardeurs des plus férus de Dungeon RPG. Nous avions cependant constaté dans la version PC que le manque de budget se faisait sentir, techniquement c’était un peu beaucoup à la ramasse, tout en notant que l’équipe de développement continuait à bosser sur des correctifs, avec 2 patchs assez fournis qui étaient déjà venus améliorer la situation très rapidement après la sortie du jeu. Aujourd’hui, non seulement les correctifs et améliorations se sont multipliés, mais cette version Director’s Cut apporte son lot de contenus supplémentaires, dont un nouveau chapitre final, des ennemis, des objets, des armes et plus d’options de création de personnages.  L’interface a également été remaniée, les combats et les rencontres rééquilibrés, tandis que des paramètres de difficulté ont été ajoutés.

La version Director’s Cut apporte donc de nouvelles fonctionnalités, des patchs correctifs et de nouveaux contenus, mais aussi une mise à jour du moteur Unreal qui a permis une amélioration graphique et sonore du jeu, ainsi que du gameplay. Quelques mots concernant les PCistes : le jeu sur PC reçoit les différents contenus et améliorations de la version Director’s Cut sous la forme d’une mise à jour gratuite.

Il n’y a rien à redire sur l’univers et l’atmosphère du titre, une plongée ma foi plutôt agréable dans cette ambiance rétro bien amenée. Loin de toute recherche de réalisme, les personnages nous immergent dans un style proche de la caricature, pour notre plus grand plaisir. Le level design est propre et rend l’exploration agréable, on sent qu’il y a une certaine recherche et un souci du détail. A l’origine, la version PC n’était pas exempte de défauts, avec des textures et des bugs visuels fréquents. Nous avions d’ailleurs écrit : « Sans pour autant gâcher l’expérience, plus de fluidité et un rendu moins figé des personnages se trouvant dans les environs auraient évité cette sensation d’un retour au niveau technique de la fin des années 2000. Le mieux est d’en prendre son parti et même d’accueillir avec humour les faciès des protagonistes qui semblent être victime de tics, voir de sortir tout droit du film l’Exorciste”. Les divers correctifs apportés à cette nouvelle mouture ont nettement amélioré la situation.

Quant à l’ambiance sonore, un pur plaisir. L’équipe a mis le paquet à ce niveau, mettant à contribution chanteurs et musiciens folkloriques gaéliques, ainsi que Ged Grimes du groupe Simple Minds pour la bande originale celtique. Les dialogues quant à eux apportent un peu de vie à l’ensemble.

Impossible de conclure ce test sans reporter ce que nous avions rédigé lors de la sortie du jeu sur PC :

« Sans préambule, faisons état de la chose qui fâche, histoire d’en finir et de passer à ce qui fait plaisir : la technique à la traîne qui peut rebuter. A la décharge de l’équipe de développement, il est difficile de donner naissance à un jeu abouti et techniquement performant lorsque les fonds manquent. A titre personnel, je ne peux que regretter la difficulté pour les studios de développement “modestes” à travailler dans des conditions optimales, et ainsi réaliser des productions telles qu’ils souhaiteraient les proposer. Ceci dit, il faut justement souligner le travail qui a été fourni pour nous offrir un jeu qui va nous immerger dans son univers, mais aussi la réussite du studio inXile à exploiter toutes ficelles du genre, tout en apportant de la nouveauté et dont les phases de combat sont un sérieux point fort. L’expérience The Bard’s Tale IV est plaisante, un brin de nostalgie agrémenté par un remaniement profitable de la série, qui devrait satisfaire les amateurs comme ceux qui découvrent la saga ».

Presque une année s’est écoulée depuis et le moins que l’on puisse dire c’est que l’équipe n’a pas chômé : à l’écoute de sa communauté, elle a travaillé d’arrache-pied pour combler les lacunes de Barrows Deep et nous livrer une version Director’s Cut la plus riche et aboutie possible. Pari tenu pour inXile entertainment, bienvenue à The Bard’s Tale IV : Director’s Cut sur nos plateformes.

Test réalisé par Midnailah sur une version offerte par Koch Media.

Merci à eux !

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