WE. THE REVOLUTION au PARIS GAMES WEEK 2018 – Interview de Lukasz Mach

We. The Revolution est un titre en cours de développement au sein du studio Polyslash situé en Pologne.

Depuis quelques années, le jeu vidéo a le vent en poupe chez nos voisins de l’est, tout spécialement dans les studios polonais.

Pour n’en citer que quelques uns, Artifex Mundi, le spécialiste des Point’n Click ; Techland et son Survival-horror Dying Light ; ou encore CD Projekt RED avec sa série « The Witcher ».

The Witcher est justement un titre sur lequel Lukasz Mach, venu nous parler de We. The Revolution, a travaillé.

Lukasz est tombé dans la marmite du gaming très jeune. Son objectif premier était de travailler dans le journalisme, en toute logique pour des revues spécialisées dans le jeu-vidéo.

Il y a 13 ans, comme il le dit lui même avec humour, Lukasz a basculé du côté obscur, passant de l’autre côté du miroir en intégrant des fonctions dans le développement. Plus d’une décennie après ses débuts, le voici donc membre de l’équipe du studio Klabater, l’éditeur du titre dont nous parlons aujourd’hui. A l’origine annoncé comme un jeu qui serait uniquement disponible sur PC, Lukasz Mach m’a fait savoir que We. The Revolution était également en développement pour la Nintendo Switch.

Un aperçu de notre échange

Midnailah : « Comment est venue l’idée de travailler un projet axé sur la Révolution Française ? »

Lukasz : « Nous cherchions un thème qui n’avait jamais été exploité dans le domaine du jeu-vidéo. Tout naturellement, les sujets historiques se sont imposés et celui de la Révolution Française en particulier, car cette période de l’histoire est connue à travers le monde entier, elle est universelle »

Midnailah : « Qu’est-ce-qui vous semble compliqué ou difficile dans le développement d’un jeu ? »

Lukasz : « A mes yeux, c’est la compréhension du marché. Il peut y avoir un fossé entre ce que les joueurs attendent et ce que les développeurs souhaitent faire. Il faut savoir mettre son égo de côté. »

Midnailah : « y-a-t’il une question que vous aimeriez qu’on vous pose, ou un point au sujet de We. The Revolution que vous aimeriez aborder ? »

Lukasz : « Même si We. The Revolution n’est pas un jeu éducatif, nous avons été approché par de grandes écoles dans le monde, qui aimeraient utiliser notre titre afin d’aborder ce sujet historique d’une manière plus ludique et accessible ».

We. The revolution : le contenu

De ce que j’ai vu, il y a effectivement matière a exploiter les différents aspects du titre dans un but d’ouverture à cette période de l’histoire. Mais We. The revolution est avant tout un jeu qui met en avant la stratégie et l’expérience unique impliquée par les choix que nous allons faire. Vous incarnez un juge du tribunal révolutionnaire qui va devoir prononcer des sentences et agir avec tactique, le tout sur fond d’intrigue politique.

En quelques points, voici ce que nous propose le titre :

– La possibilité de façonner l’histoire qui va se dérouler. Nos décisions, souvent difficiles à prendre, vont orienter le récit. Nous avons notamment le pouvoir de décider de la vie ou de la mort des protagonistes qui vont être jugés lors des 100 procès que nous allons présider. Les conséquences qui vont en découler modifient le déroulement du jeu. Les phases de procès demandent d’interroger des témoins et d’entendre les réponses des accusés aux questions qui sont débloquées grâce à l’analyse des indices et des preuves. La lecture du rapport du procès précèdera la prononciation de la sentence, que vous choisirez en votre âme et conscience, ou de manière plus stratégique afin de manipuler les factions rivales ou de pactiser avec elles afin d’obtenir et garder le pouvoir.

– Une seconde phase se déroulera hors de la salle d’audience, durant des entrevues se déroulant à votre domicile ou dans d’autres lieux : il vous faudra là encore faire preuve de tactique afin de manipuler vos relations et l’opinion publique pour arriver à vos fins.

– Une troisième phase se déroule sur une map, qui vous demandera de placer stratégiquement les différents protagonistes choisis afin de manigancer, gérer vos soutiens ou encore provoquer un affrontement, et ce au tour par tour.

L’enjeu final sera donc de rester en vie, des décisions hasardeuses pouvant vous faire… perdre la tête sous le couperet de la célèbre guillotine.

En conclusion

La session a été trop courte pour que je puisse expérimenter les 10 à 15h de jeu annoncées par l’équipe, mais une chose est sûre, We. The Revolution est prenant, l’ambiance délétère et oppressante de l’époque ressort particulièrement, spécialement dans les phases de procès. Et surtout, le poids de nos décisions est très présent. Le gameplay est riche, peut-être trop vite intense, mais les personnes de l’équipe que j’ai rencontrées sont à l’écoute des retours ou suggestions et semblent vouloir les prendre en compte dans la finalisation du développement.

Concernant la traduction française, elle est de très grande qualité, les textes sont remarquablement bien écrits ! Le choix graphique est excellent, le jeu se démarque également sur ce point avec ses formes qui allient les polygones et l’art néoclassique.

Nous sommes face à un savant mélange d’éléments : ambiance tendue, stratégie, intrigue, décisions, réflexion, tactique et cas de conscience seront vos partenaires de jeu. Ce melting pot de choix de développement intelligents fait de We. The Revolution un titre fort prometteur.

Le site du studio : http://polyslash.com/

Leur page Twitter : Polyslash Studio

Sur facebook : https://www.facebook.com/polyslash/

Le blog : http://polyslash.com/blog-2/

La page de l’Éditeur dédiée à We. The Revolution : https://klabater.com/projekt/we-the-revolution-en/

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