The Eternal Castle – Le test sur Nintendo Switch

The Eternal Castle

Catégories : Aventure, Action, Plateformes, Arcade

Plateformes : Switch, Steam (Windows, Linux, Mac OS)

PEGI : 16

Langues : Anglais

Taille : 411 MB

Date de publication : 21/08/2020

  Développeur : Leonard Menchiari, Daniele Vicinanzo, Giulio Perrone

Éditeur : TFL Studios

Disponible en téléchargement

 

Test effectué sur une version finale du jeu sortie le 21 août sur le Nintendo Eshop

Il était une fois, 3 développeurs qui se sont mis en tête de faire une nouvelle version d’un jeu de leur enfance, sorti en 1987, et qui s’appelait « The Eternal Castle ». La mode actuelle dans le jeu vidéo étant au remastered, l’idée était bien entendu assez logique, et finalement peu surprenante.

Personnellement étant joueur depuis bien des années, et avec toute la modestie possible, ayant une connaissance plutôt importante, du moins de nom, des sorties de jeux vidéo depuis une trentaine d’années, je n’avais cependant aucunement entendu parler de ce titre. Après quelques heures de jeu, vraiment curieux de voir comment était l’opus d’origine, je me suis donc mis en tête de faire le tour des sites d’abandonware et autres sites de jeux pc perdus dans l’oubli, ou presque… en vain.

Jusqu’à finalement découvrir la supercherie, il n’existe aucun titre portant ce nom, et sorti en 1987 ! Les développeurs ont donc décidé de nous faire une petite blague, mais heureusement cela s’arrête ici, le titre reste malgré tout un bel hommage rempli de nostalgie aux jeux de l’époque, une espèce d’hybride entre un Prince of Persia, et un Flashback, assaisonné d’un gameplay plus moderne.

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Adam ou Eve, ou les deux

Avec une intro digne des premiers jeux vidéo sur MS-Dos, on se retrouve à choisir entre deux personnages, simplement nommés Adam & Eve (voir les deux car le jeu est jouable en coop) et nous voilà sortant de notre capsule hypothermique à l’instar d’une Ripley se réveillant sur le Nostromo, et nous partons en mission dans notre vaisseau, pour atterrir avec panache (enfin en se crashant) sur une planète qui s’apparente à la Terre.

La mission principale de notre héros sera de sauver une « princesse » dans un château éternel. Bon dis comme ça, on se dit ok Mario, c’est bon on sait que c’est toi, t’es lourd à la fin. Mais finalement, on se rend bien vite compte qu’on est bien loin du royaume champignon, et que le monde post apocalyptique que nous présente le jeu, est bien plus dangereux que l’on pense.

Vaisseau HS oblige, on se retrouve donc au début du jeu assez loin du fameux château, et nous devrons partir à la recherche de 4 pièces détachées permettant de réparer notre vaisseau et de se diriger vers le niveau final. La 1ere pièce détachée s’obtenant très vite, les 3 autres devront ensuite être récupérées dans 3 zones distinctes avec chacune quelques particularités de gameplay.

Le Manoir/laboratoire demandera de résoudre quelques énigmes, la zone urbaine propose bon nombre de gunfights, et le temple regorge de pièges et de combats au corps à corps. Chacun de ces lieux est accessible dès le début, et on peut choisir de les arpenter dans n’importe quel ordre. On peut même laisser tomber une zone et y retourner ensuite à n’importe quel moment, perdant bien entendu le bénéfice du dernier checkpoint en cours. Enfin le château éternel, zone finale du jeu débloquée après avoir visité les autres zones et retrouvé les 4 pièces du vaisseau, sera principalement axé sur du combat de boss, avec un petit bonus en plus, à vous de le découvrir.

La difficulté du jeu reste assez élevée, par le fait que certains passages sont remplis d’ennemis, et par un gameplay imparfait. On reste cependant loin d’un die & retry, grâce a de nombreux checkpoints placés à des endroits suffisamment stratégiques pour ne pas en souffrir. On note aussi que l’on peut esquiver pas mal de combats, simplement en se déplaçant dans la zone suivante, sauf bien entendu pour certaines zones obligatoire et les boss. De plus la barre de vie de notre personnage, descend assez vite, mais on trouvera certains items comme un gilet pare balles, nous rendant un peu plus résistant. A noter également que la barre de vie se recharge complétement sur les checkpoints, et également une petite partie à n’importe quel moment du jeu, lorsqu’on est proche de la mort, en patientant quelques secondes, ou en évitant les ennemis avec une roulade. Roulade d’ailleurs assez salvatrice dans de nombreux combats, les ennemis ne pouvant nous toucher dans cet état.

La CGA en 2020 ? Ok Boomer !

Hommage oblige, les développeurs ont donc choisi de développer le jeu en CGA. Alors rapidement, c’est quoi de la CGA ? Branchez une intellivision/collecovision, et vous saurez ! En gros, vous n’avez que 8 couleurs dispo (et 8 nuances soit 16 maximum), et une résolution 10 fois inférieur à la 4k, soit du bon vieux 320×240 !

Alors bien entendu, ça se voit sur les captures, le jeu semble avoir tout pour être horrible, et peu coloré/détaillé ! Mais c’est là où vous vous tromperiez, je vous invite à regarder des vidéos du jeu, car les captures figées ne lui rendent pas du tout justice. Les développeurs ont fait un excellent travail, que ce soit dans le choix des couleurs selon les zones, des animations du personnage, et des ennemis en utilisant la rotoscopie, ancêtre de la motion capture, le jeu est d’un réalisme assez étonnant. On aurait pu croire qu’avec une technologie aussi ancienne, le résultat paraîtrait plus que moyen, mais bien au contraire.

Attention, cependant, quelques petits bémols, en mode portable, le texte affiché à l’écran est peu lisible même s’il y en a peu, et malgré tout certains passages un peu trop flashy rendent la lisibilité de l’action un peu brouillonne. Et je ne vous recommande pas de jouer sur votre TV, car la résolution est bien trop faible et gâche pas mal le résultat, surtout sur un écran standard de plus de 30/40 pouces. On retient également quelques saccades quand l’écran est chargé de beaucoup d’éléments, mais cela reste étonnant au vu de la technologie employée et des capacités hardware de la Switch.

What’s the sound ?

Concernant la partie sonore, une fois encore, le travail est saisissant, les effets des armes à feu, les effets stéréo et d’ambiance, les musiques, tout est vraiment placé avec précision dans le jeu. On est vraiment sur du travail d’orfèvre.

Il est d’ailleurs à préciser que, chose assez rare, les effets visuels et sonores du jeu, sont en plus renforcés par une gestion toute particulière des vibrations des joycons de la Switch. En mode portable, vous serez particulièrement surpris de la force de ces petits moteurs, et de la sensation d’impact que peut avoir votre personnage en frappant un ennemi ou en utilisant son fusil d’assaut. Les jeux capables de faire ressentir à ce point ce que l’on voit à l’écran se comptent sur les doigts d’une main, le résultat en est très impressionnant.

Jeu « daté », contrôles adéquats 

Joycons en main, la sensation est un peu plus mitigée. Autant l’animation est belle et fluide, mais le personnage joue d’une inertie assez handicapante dans la précision des sauts, et dans les combats. On se retrouve à devoir anticiper, ou à taper dans le vide à de nombreuses reprises. Le jeu demandant des sauts assez précis pour éviter des chutes mortelles, et une réactivité importante lors des combats, s’ajoute de la difficulté là où ça n’est pas nécessaire. Alors certes, à comparaison, les jeux de l’époque était aussi « imprécis », mais cela était plus tolérable en 1990, aujourd’hui je trouve ça assez dommageable.

De plus, l’ergonomie des boutons n’est pas des plus parfaites non plus, les parties de gunfights nécessitant souvent de s’accroupir, ce qui nous fait utiliser une combinaison de touches vraiment mal placées. Encore un point rendant le jeu plus difficile qu’il aurait pu être.

The Eternal Castle est plutôt une bonne surprise, je ne m’attendais pas à un jeu qui m’accroche autant au point de le finir, même si l’aventure reste de courte durée, se finissant en 3-5 h sur le premier run. Le gameplay est simple, pas parfait, mais suffisamment intéressant pour avoir envie de continuer l’aventure. L’ambiance sonore et visuelle est travaillée et mérite vraiment le détour si on apprécie ce style de jeu. La difficulté peut être un peu rebutante, à réserver a des joueurs plus aguerris n’ayant pas peur de devoir recommencer certains passages, mais la progression reste fluide et satisfaisante. Un bon petit jeu comme au bon vieux temps, fait avec amour par des développeurs nostalgiques. Sorti en 1987, ce titre aurait été une quasi révolution, en 2020, il est un véritable hommage aux jeux de l’époque, et il le fait avec soin et précision. The Eternal Castle plaira forcément aux amateurs du genre.

Test réalisé par Ombr6, merci à l’éditeur pour la copie fournie.

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