Yurukill – The Calumniation Games : le jeu de l’été ?

Yurukill – The Calumniation Games

C’est l’été. Le début des vacances où nous avons parfois le temps de nous poser quelques minutes devant la télé pour s’adonner à notre loisir, les jeux vidéo. Malheureusement, un constat se fait rapidement. Sur quel jeu jeter son dévolu ? Les grosses écuries sont à la rentrée et il y a pléthores de « petits jeux ». Lequel choisir ? Laissez-nous vous parler de Yurukill : The Calumniation Games, un « petit » jeu mélangeant le visual novel, le puzzle game et le shoot them up dans un univers sombre où vous êtes le prisonnier d’un Disneyland Paris macabre. Il se pourrait que Yurukill soit LE coup de cœur de vos vacances.
Test effectué sur Playstation 5

Histoire :

Accusé d’avoir provoqué un incendie criminel ayant causé la mort de 21 personnes, le protagoniste, Sengoku Shunju, est forcé de prouver son innocence et combattre pour sa liberté. En tant que l’un des six « Prisoners », il doit faire équipe avec l’une des cinq victimes, appelées les « Executionners », au sein d’un parc d’attraction lugubre : Yurukill Land. Chacune des cinq équipes devra faire face et surmonter des attractions qui pourront s’avérer mortelles. Si les « Prisonners » arrivent à triompher des épreuves, ils seront pardonnés de leurs crimes ou pourront prouver leurs innocences. Cependant, un seul « Prisonner » pourra prouver son innocence et seulement si son partenaire « Executionners » se laisse convaincre… Que le jeu commence !

Ecrit par Kawamoto Homura, scénariste du manga Gambling School)

Yurukill, un jeu multi-tâches

Vous vous réveillez en tant que Sengoku dans ce qui semble être une geôle. Vous ne savez pas où vous êtes et pourquoi vous vous retrouvez ailleurs que dans une prison classique japonaise. La seule petite particularité est que vous portez autour du cou un collier bien étrange. Très vite, une femme portant un masque de renard, apparaît pour expliquer à Sengoku et aux autres prisonniers que le collier pourra exploser si les « Executionners » le veulent ou s’ils échouent à résoudre les énigmes. Evidemment, si Sengoku est le personnage principal, vous aurez également l’occasion de suivre l’aventure des autres participants. Vous comprendrez assez vite que l’histoire de Yurukill ne se résume pas essentiellement à un jeu de massacre. De sombres desseins sont à l’œuvre. A vous de le découvrir !

Pas d’inquiétude, le jeu est entièrement traduit en français !

 

Au premier abord, il semble peut-être difficile d’expliquer ce qu’est Yurukill. Pourtant, le jeu développé par IzanagiGames et édité par NIS est simple à comprendre et à prendre en main.
Tout d’abord, le jeu est un puzzle game. Chaque « attraction » du Yurukill Land aura son lots d’énigmes à résoudre pour avancer dans le parc et éviter de se faire tuer. Ces énigmes ne sont ni trop simples ni trop compliqués. Pour résumer, il suffira de bien chercher dans les différents décors des indices pour réussir à trouver les solutions. L’ensemble repose sur la logique, des suites de chiffres ou la confiance que vous accorderez aux personnes qui vous donneront des indices. Dans l’ensemble, ces énigmes sont bien pensées. Evidemment, si vous avez dû mal à les résoudre, vous pouvez toujours faire appel à trois indices que le jeu vous donnera sans contrepartie.
Ensuite, dès que vous aurez réussi à passer toutes les énigmes de chaque attraction, votre « executionner » pourra vous mettre à l’épreuve et décider si vous méritez tout de même de mourir malgré votre réussite durant les épreuves. Durant cette phase qui rappellera un peu le confessionnal dans Catherine d’Atlus, le prisonnier devra répondre correctement à plusieurs questions pour éviter la mort. Si vous ne réussissez pas à convaincre l’ »executionner », ce sera tout simplement le « Game Over ». Rassurez-vous, il est souvent assez simple de réussir à passer le test. De plus, même si vous échouez à convaincre votre tortionnaire, il faudra tout simplement recommencer la phase jusqu’à réussir. Malheureusement, cette non-conséquence d’un échec est dommageable au jeu. La tension de ces moments s’atténue dès que l’on comprend la mécanique du jeu. Quoi qu’il arrive, l’histoire vous emmènera là où elle le voudra. Vous ne pourrez pas perdre des personnages en cours de route à cause d’une mauvaise réponse ou d’une énigme mal négociée. Yurukill est un jeu linéaire avec une histoire qui aura un début et une fin voulue par les scénaristes. Cela a un inconvénient et un avantage. L’inconvénient est que l’on ne ressent plus de peur sur la destinée de certains personnages que l’on sent important pour l’histoire. L’avantage est que l’histoire est relativement maîtrisée et que l’on arrive tout de même à s’attacher à certains personnages. Mieux encore, on veut très rapidement savoir si notre chouchou (#TeamSengoku) arrivera premier des jeux de Yurukill Land.

Enfin, Yurukill : The Calumniation Games ne se repose pas uniquement sur l’aspect puzzle game. Pour diversifier le gameplay du jeu qui pourrait paraître trop statique, les développeurs ont mis en place des phases de shoot them up. Après la phase interrogatoire de l’ »executionner », le prisonnier devra également se défendre dans une phase de shoot tem up virtuel. A l’instar de Néo dans Matrix, si le personnage meurt dans ces phases de shoot them up virtuel, il mourra dans la réalité. Pour faire simple, le côté shoot them up de Yurukill est très classique. Plus vous avancez sans vous faire toucher et plus vous arriverez à faire des combos pour améliorer votre score final (le score n’a aucune conséquence sur l’histoire). A la fin de chaque stage, vous affrontez un boss qui se révèle être l’ »executionner ». Si vous arrivez à le vaincre, vous pourrez le convaincre – pendant un temps – que vous êtes peut-être innocent. Sans être désagréables, ces phases sont bien trop classiques pour y passer plus de temps que nécessaire malgré un mode de jeu qui vous permet de rejouer tous les niveaux de shoot them up que vous aurez débloquer dans le mode Histoire.

Un shonen qui se voulait seinen

Sur le plan de l’histoire et de la narration, Yurukill est solide. Comme déjà dit un peu plus haut dans le test, la plupart des personnages sont attachants et intéressants. Il est vrai qu’ils répondent tous à des stéréotypes maintes fois vus et revus dans des mangas ou autres animés. Cependant, Yurukill arrive à leur donner un peu d’originalité grâce à quelques nuances apportées à leurs caractères.
L’histoire en elle-même reste très classique (des personnes doivent s’affronter pour survivre à des jeux macabres) mais elle se suit très bien avec quelques rebondissements bien sentis. Ce qui est peut-être dommage est que Yurukill, sur le papier, est un jeu qui traite de la violence, du système carcéral particulier du Japon, de la perte d’êtres chers. On s’attend à jouer à une sorte de Seinen façon JV mais nous sommes plutôt face à un shonen classique avec tous les bons sentiments qui vont avec. Cela ne gâche pas le plaisir de suivre l’histoire de Yurukill mais vu les sujets traités, on aurait pu s’attendre à un traitement bien plus sombre.
Visuellement, la partie visual novel est soutenu par des dessins de qualité avec un chara-design plutôt accrocheur. Pour avoir joué à plusieurs visual novel depuis mon arrivée sur GamingNewz, Yurukill : The Calumniation Games est tout en haut du panier.


En somme, Yurukill : The Calumniation Game est un excellent jeu qui saura vous tenir en haleine durant la grosse dizaine d’heures suffisante pour le finir. L’histoire est captivante malgré quelques facilités et une certaine linéarité, les personnages sont attachants et le rythme soutenu. On ne s’ennuie jamais. Sur le segment purement gameplay, Yurukill tient la route même si les phases de shoot themp up sont loin de révolutionner le genre ou même de tenir tête aux cadors du genre.
Néanmoins, dans l’ensemble, Yurukill est un jeu frais dans cette industrie un peu moribonde depuis maintenant plusieurs mois. On espère que la suite – si suite il y a – ira beaucoup plus loin sur le plan scénaristique pour nous offrir encore plus de tensions et de personnages aussi névrosés que ceux de ce premier Yurukill.

8/10

Catégories : Musoû

Plateformes : Playstation 5, Xbox One Séries, PC, Nintendo Switch.

Langues : japonais (sous-titres français et jeu entièrement traduit en français)

Taille : 6 go

Date de publication : 15/02/ 2022

Développeur : IzanagiGames

Éditeur : NIS/Koch Media

Disponible en boîte et téléchargement

 

Grand merci à l’éditeur pour la copie fournie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *